Les députés européens votent l'accord controversé sur le CETA à Strasbourg

15 Février, 2017, 12:37 | Auteur: Stephane Girardot
  • Le premier ministre canadien Justin Trudeau, et le président du Conseil européen Donald Tusk

En protestation à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, des militants anti-CETA ont posé un énorme cheval gonflable devant le Parlement européen à Strasbourg.

Des manifestants vêtus de combinaisons blanches, masque sur la bouche, formaient une chaîne humaine, assis ou couchés, qu'il fallait enjamber pour accéder au Parlement européen. "Le monde nous regarde", avait-elle indiqué aux opposants, fin janvier. "Nous ne pactisons pas avec le diable (.) Nous parlons du Canada, l'un des pays les plus démocratiques du monde!". S'il est adopté, le CETA supprimera 98% des droits de douanes, notamment du côté des produits agricoles.

L'UE quant à elle, assure que le CETA, qui concerne plus de 500 millions d'Européens et 35 millions de Canadiens, ne modifiera pas les règles européennes sur la sécurité alimentaire ou la protection de l'environnement.

L'Accord économique et commercial global - AEGC, plus connu sous l'acronyme en anglais CETA - devrait être soutenu par une majorité d'eurodéputés, essentiellement ceux de droite, ainsi que les libéraux et la plupart des socialistes.

Ses partisans avancent eux, que l'accord fera progresser de 25% le commerce de l'Union avec le Canada, son 12e partenaire commercial, faisant croître le PIB européen d'environ 12 milliards d'euros par an.

Les Verts, l'extrême gauche, l'extrême droite et certains socialistes voteront contre.

Les écologistes, à l'image du Français Yannick Jadot dénoncent "un risque majeur pour l'élevage européen et la santé européenne".

M. Jadot critique également les tribunaux arbitraux amenés à être mis en place une fois que le traité aura été définitivement approuvé.

Un des points sensibles porte en effet sur la possibilité donnée à une multinationale investissant à l'étranger de porter plainte contre un Etat qui adopterait une politique publique contraire à ses intérêts, afin de demander réparation. ", dit-il. Même si le vote est favorable à l'accord, ce que redoute l'eurodéputé écologiste, il " continuera de toute façon la bataille ".

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