Un directeur de Samsung de nouveau interrogé dans une affaire de corruption

15 Février, 2017, 12:32 | Auteur: Ludovic Moineau
  • Jay Y. Lee lors de son arrivée ce matin

Il va "de nouveau" répondre sincèrement aux questions posées, a promis Yong, selon les médias sud-coréens.

Le scandale a conduit le Parlement à voter massivement début décembre la destitution de la présidente Park Geun-hye, suspendue de ses fonctions dans l'attente d'une confirmation du vote des parlementaires par la Cour suprême.

Il y a un mois, l'équipe spéciale d'enquêteurs qui planche sur le scandale avait envoyé une onde de choc dans les rangs du conglomérat en requérant l'arrestation de M. Lee pour des soupçons de corruption, d'abus de biens sociaux et de parjure.

Le premier fabricant mondial de téléphones portables, qui pèse un cinquième de l'économie sud-coréenne, se remettait déjà à peine de la débâcle du rappel planétaire de son Galaxy Note 7 aux batteries explosives. Mi-janvier, un tribunal avait renoncé à son arrestation, estimant manquer d'éléments tangibles.

Le dirigeant n'a fait aucun commentaire à la sortie de son audition mardi matin.

Comme la fin des enquêtes déterminée par la loi spéciale approche pour le procureur spécial, le 28 février prochain, les demandes de mandats d'arrêt pour des détentions provisoires ne devraient pas tarder.

Lee est vice-président de Samsung Electronics, mais il est considéré comme le véritable patron, après que son père, Lee Kun-hee, ait été victime d'une crise cardiaque en 2014.

Lee reste soupçonné de conflit d'intérêts et de corruption dans une affaire qui implique jusqu'à la Présidente de Corée du Sud, Park Geun-hye.

En échange, il aurait obtenu des faveurs de la part de Mme Park. Mme Park est accusée elle de collusion, et d'avoir permis à Mme Choi de se mêler des affaires de l'Etat sans détenir le moindre titre officiel. Le patron de Samsung aurait lui-même donné l'ordre de verser 43 millions de dollars à la fondation de Choi Soon-sil.

Les enquêteurs cherchent en particulier à savoir si les versements effectués par Samsung ont servi à acheter le feu vert du gouvernement à une fusion controversée entre deux de ses entités en 2015.