Donald Trump remet en cause la solution à deux Etats — Israël-Palestine

17 Février, 2017, 08:28 | Auteur: Timothe Dupuy
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Recevant pour la première fois à la Maison blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Donald Trump a réaffirmé la ligne traditionnelle préconisée à Washington, à savoir que les Etats-Unis encourageront un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Concernant le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem, Trump s'y est déclaré favorable, précisant, toutefois, qu'"il doit étudier la question avec une extrême attention". "Nous soutenons absolument une solution à deux Etats, mais nous songeons aussi à des alternatives", a-t-elle déclaré à l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée au Proche-Orient.

La diplomatie américaine vient de connaître un sévère tournant depuis l'accession de Donald Trump au pouvoir.

La Maison Blanche avait indiqué mardi soir que Washington n'insisterait plus sur ce principe de référence de la communauté internationale et qu'il ne dicterait plus les termes d'un éventuel accord de paix entre Israël et les Palestiniens. Mais le flou caractérisant une fois de plus une déclaration en rupture de la part de M. Trump a suscité triomphalisme, alarme ou perplexité.

Une position qui évidemment a refroidi l'Onu, dont le secrétaire général, Antonio Guterres, a estimé que "tout" devait être fait pour préserver une solution à deux Etats.

SAUL LOEB
Donald Trump est une bonne nouvelle pour la presse

Trump a malgré tout demandé à son homologue israélien de la "retenue" sur la colonisation des Territoires palestiniens, comme il l'avait annoncé début février. "Très important pour moi aussi". Là où une future Palestine indépendante est censée s'implanter.

Point de tension en Israël, Benyamin Netanyahou n'a jamais réellement envisagé la solution des deux États, sauf en 2009 sous la pression de Barack Obama, avant de se rétracter, comme le rappelle le quotidien. De même, il s'est montré réservé sur.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, s'est dit en accord avec les propos de Donald Trump sur les colonies de peuplement.

Et de conclure: "Il n'y a pas de meilleur soutien des Juifs et d'Israël que le président Trump". Les craintes palestiniennes s'exprimaient dans un éditorial du quotidien al-Quds. Les dirigeants palestiniens favorables à la négociation avec Israël ne cessent de répéter que faute d'Etat palestinien, la seule possibilité est celle d'un Etat élargi à la Cisjordanie, déjà occupée par Israël, et à Jérusalem-Est, que les Palestiniens revendiquent comme future capitale mais qu'Israël a annexée. Les autorités israéliennes ont envisagé la création d'un Etat palestinien, mais sous conditions.

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