Le réchauffement des relations Moscou-Washington n'est pas pour demain

17 Février, 2017, 10:51 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi à Auckland le 10 février 2017

"Nous ne discutons pas des sanctions, nous partons du fait qu'il s'agit d'une anomalie et que ceux qui les ont décrétées doivent évaluer en quoi elles sont efficaces pour eux", a ajouté M. Lavrov, qui a souvent dit par le passé que les sanctions étaient plus néfastes pour ceux qui les imposaient que pour ceux qu'elles visent.

M. Tillerson a également rappelé à la Russie d'honorer ses engagements concernant les accords de Minsk et d'oeuvrer en faveur d'une désescalade de la violence en Ukraine.

C'était la première rencontre, en marge d'une réunion du G20 à Bonn, du nouveau secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson avec son homologue russe.

Interrogé sur la polémique qui secoue Washington au sujet des liens supposés entre l'entourage de Donald Trump et la Russie, Sergueï Lavrov a, de son côté, assuré que la Russie n'intervient pas "dans les affaires intérieures des autres pays". "J'espère que pour chacun de ces thèmes nous pourrons déterminer les paramètres de notre coopération", a ajouté M. Lavrov.

La controverse a déjà coûté son poste à Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité de Donald Trump, soupçonné d'avoir évoqué des points sensibles avec un haut responsable russe avant que la nouvelle administration américaine entre en fonctions.

Vladimir Poutine attend donc toujours le rapprochement promis par Donald Trump.

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