Les gages de Donald Trump à Israël

17 Février, 2017, 11:25 | Auteur: Edgar Lajoie

Depuis l'investiture de Donald Trump le 20 janvier, Benjamin Netanyahu a approuvé la construction de 6.000 logements supplémentaires en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, s'attirant une condamnation de la communauté internationale et de l'Onu, à laquelle les Etats-Unis ne se sont pas joints. Elle émane d'un responsable de la Maison-Blanche, et tranche avec la position officielle américaine depuis près d'un demi-siècle, à savoir deux États " vivant côte à côte en paix et en sécurité ". "Les deux me conviennent ".

Cette solution dite à deux États sert depuis des décennies de référence à la communauté internationale pour tenter de trouver un accord de paix au Proche-Orient.

"Les États-Unis favoriseront la paix et un véritable accord de paix", a-t-il promis. Tout en affirmant qu'il revenait aux deux parties de négocier directement et en restant évasif sur la façon dont il entendait procéder sur un dossier sur lequel tous ses prédécesseurs ont échoué.

En réponse, M. Netanyahu a jugé que le nouveau président américain offrait "une occasion sans précédent" pour faire avancer la paix pour sortir du plus ancien conflit de la planète.

Cette première rencontre officielle, "chaleureuse" et "excellente" selon les mots de M. Netanyahou, marque certainement une nouvelle ère dans les relations entre Israël et les Etats-Unis. Il a également demandé à Donald Trump de reconnaître l'annexion du plateau syrien du Golan conquis par Israël.

"Nous allons y travailler de manière très diligente", a-t-il dit, sans offrir de nouvelles perspectives.

" La paix est l'objectif, que cela soit sous la forme d'une solution à deux États si c'est ce que les parties veulent ou quelque chose d'autre si les parties le veulent ", a précisé le responsable, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat devant les journalistes réunis la veille de la visite. Le Hamas islamiste, au pouvoir à Gaza, a de son côté dénoncé "un jeu fourbe " de Washington.

A Ramallah, Mahmoud Abbas a réitéré l'attachement des Palestiniens "à la solution des deux Etats (.) à la fin de l'occupation israélienne et à l'établissement d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale".

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a d'ailleurs brandi mercredi le risque du renoncement à une solution à deux Etats.

Parallèlement, le président américain a incité les Palestiniens à "se débarrasser de la haine qu'ils apprennent dès le plus jeune âge ", reprenant les propos du Premier ministre israélien.

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