Alain Soral condamné pour diffamation — Marseille

15 Mars, 2017, 08:57 | Auteur: Gregory Millet
  • Le polémiste d'extrême droite écope de 3 mois de prison ferme pour avoir publié un dessin négationniste

"Nous saluons cette décision et souhaitons maintenant que la justice ferme le site Egalité et Réconciliation, organe de propagande antisémite, négationniste et homophobe d'Alain Soral qui fait partie des sites internet les plus consultés en France".

L'essayiste d'extrême-droite Alain Soral a été doublement condamné ce mardi dans deux affaires différentes. Ce 14 mars, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) annonce dans un communiqué avoir obtenu sa condamnation à trois mois de prison ferme, "pour contestation de crime contre l'humanité après avoir publié un dessin intitulé 'Choutzpa Hebdo' sur son site internet 'Egalité et Réconciliation' en 2016". "Il a été condamné par le tribunal pour avoir publié en avril 2016, après les attentats de Bruxelles un dessin représentant une " une " titrée " Chutzpah Hebdo ", en référence à Charlie Hebdo, le visage de Charlie Chaplin devant l'étoile de David, avec dans une bulle " Shoah où t'es?

C'est un habitué des tribunaux, mais c'est la première fois qu'il écope d'une peine de prison ferme: l'essayiste d'extrême droite Alain Soral a été condamné, ce mardi, à deux reprises.

Le tribunal correctionnel a jugé que ce dessin, en plus de la mention "historiens déboussolés", "traduisent qu'il serait légitime de s'interroger sur l'existence de la Shoah" et "reflète et insinue chez le lecteur que l'idée que la Shoah serait non une réalité indiscutable mais une fabrication de l'esprit", rapporte Le Figaro.

Dans une autre affaire, ce même jour, il a également été condamné à 2000 euros d'amende pour diffamation à l'encontre d'un polémiste marseillais.

Il était poursuivi par un chirurgien-dentiste marseillais, blogueur polémiste écrivant sous le pseudonyme " Le libre penseur", pour des propos tenus sur sa page Facebook en janvier 2015.

Pour le président du tribunal, "la liberté d'expression invoquée a des limites et elles ont été dépassées". " Le tribunal a ainsi écarté l'argument de l'avocat d'Alain Soral qui estimait que " les propos [incriminés] n'ont pas excédé les limites de la liberté d'expression ". Six condamnations figurent sur le casier judiciaire d'Alain Soral, principalement pour diffamation et injure.

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