#Corse - L'Ecosse anti-Brexit fait un pas décisif vers l'indépendance

15 Mars, 2017, 06:31 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Nicola Sturgeon

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon souhaite organiser un référendum pour l'indépendance de la province fin 2018 ou début 2019.

"Si l'Écosse peut être ignorée sur une question aussi importante que l'UE et le marché unique, il est clair que notre voix peut être ignorée à tout moment et sur n'importe quelle question", a-t-elle déclaré.

Consultés en septembre 2014, les Ecossais avaient rejeté à 55 % la voie de la sécession, mais les nationalistes du SNP estiment que le contexte du Brexit a changé la donne. L'Ecosse s'est majoritairement prononcée contre la sortie de l'Union européenne en juin dernier.

Une enquête publiée la semaine dernière témoignait d'une hausse du vote sécessionniste, qui frôle les 50%. " Cela mène l'Ecosse sur un chemin d'incertitude et de division ", a estimé Theresa May. "Un coup d'éclat (...) qui a pris de court la première ministre Theresa May" et a conduit ses services à annoncer que le Brexit, qui pourrait théoriquement avoir lieu dès aujourd'hui, serait acté plutôt à la fin du mois [Le Figaro].

Nicola Sturgeon devra avant tout obtenir le soutien des députés écossais. Mais après le référendum sur le Brexit, lorsque les Britanniques ont voté pour sortir de l'Union européenne, le Royaume-Uni, selon Nicola Sturgeon, "n'est plus le pays dans lequel les Écossais ont décidé de rester ".

Après accord avec Edimbourg, le gouvernement britannique pourrait cependant temporairement transférer les prérogatives de Westminster au Parlement écossais, ce qui rendrait légal le projet de loi adopté à Edimbourg, comme ce fut le cas en 2014. Un tel refus pousserait encore davantage les Écossais vers l'indépendance. Le gouvernement écossais devrait s'employer à organiser le référendum dans le délai des deux ans de négociations prévues entre Londres et l'UE sur le Brexit, afin de préserver ses chances de maintien dans l'Union.

Bien sûr, Theresa May et le Parlement de Westminster peuvent techniquement s'opposer à la tenue du référendum, mais ce serait politiquement difficile à justifier.

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