DIRECT. Présidentielle : Valls dément tout appel à soutenir Macron

15 Mars, 2017, 20:52 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Benoît Hamon lors d'un meeting aux Abymes, le 11 mars 2017

"Manuel a une volonté, c'est d'éviter que Marine Le Pen gagne la présidentielle, et il considère que le plus mauvais candidat pour le faire, c'est François Fillon", explique ce proche soutien à la primaire, qui s'inquiète des "casseroles" du candidat de droite.

Aux yeux de M. Dosière, élu député pour la première fois en 1988 (réélu depuis, à l'exception de la législature 1993-1997), "le programme de (Benoît) Hamon n'est pas celui de la gauche responsable, celle de François Mitterrand, Pierre Mauroy, Michel Rocard, Lionel Jospin, mais celui d'une gauche qui se complaît dans l'opposition protestataire en compagnie de l'extrême gauche". C'est le cas de la plupart des hollandais qui, à défaut de faire campagne pour le candidat du PS, se sont, eux, abstenus de le critiquer publiquement.

Quelques jours avant, il mettait en avant son sens de la loyauté. "Je ne quitte pas le PS mais donner mon parrainage à Hamon serait incompréhensible pour les Français", a précisé le théoricien des " deux gauches irréconciliables ", brandissant sa " sincérité " comme principal argument. L'ancien premier ministre a confirmé ce qu'il avait indiqué à l'hebdomadaire Paris Match, à savoir qu'il ne pouvait pas "apporter son parrainage à Benoît Hamon ".

Or c'est précisément vers cette position que pencherait Manuel Valls.

Emmanuel Macron (En Marche) et Alexis Corbières interviendront jeudi après-midi au siège de la CFDT (dans le 19e), après la présentation à la presse des principaux "enseignements de l'enquête" par son secrétaire général, Laurent Berger, dans la matinée.

Hamon-Macron: pour Manuel Valls, il est urgent d'attendre un peu.

Pour cette raison, pense le même, M. Valls pourrait finalement choisir de donner un coup de pouce à Emmanuel Macron en appelant à voter pour lui avant le premier tour, mais seulement si l'hypothèse d'un second tour Fillon-Le Pen se renforçait. L'annonce du Parisien était donc probablement plus prématurée que fausse.

Selon des sources concordantes parmi les proches de l'ex-Premier ministre, plusieurs lignes s'affrontent quant à l'attitude à adopter. Mais devant le danger Marine Le Pen, les discussions en coulisses semblent aller bon train. "Manuel Valls, c'est quelqu'un pour qui j'ai beaucoup d'estime, qui a fait un travail considérable durant ce quinquennat, qui a dû en effet souffrir d'un certain nombre de désaccords avec les frondeurs et qui est aujourd'hui face à ses responsabilités", a ajouté la ministre de l'Éducation.

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