Le vibromasseur envoyait ses données d'utilisation au fabricant — We-Vibe

15 Mars, 2017, 12:37 | Auteur: Remi Laffitte
  • Sex-toys espions

En effet, des utilisateurs du sex-toy, baptisé " We-Wibe", collecteur de données beaucoup trop intimes ou sensibles, et ayant fuité, boudent désormais, possédés par un sentiment de trahison, leur plaisir.

Le We-Vibe est un vibromasseur connecté qui peut notamment se synchroniser au rythme de la musique.

Standard Innovation a tenté de se défendre en affirmant que les résultats étaient anonymes et qu'ils n'allaient pas être partagés avec d'autres sociétés. Toutefois, outre ces fonctions, elle transmettrait des renseignements, comme la date, l'heure, la fréquence d'utilisation et l'adresse courriel des utilisateurs, à Standard Innovation. Après cette révélation, une cliente a porté plainte et cela a donné lieu à un recours collectif. Aujourd'hui, la firme vient de perdre son procès.

La société canadienne Standard Innovation a été condamnée à verser 4 millions de dollars canadiens (2,8 millions d'euros) à ses utilisateurs pour avoir enregistré de façon illégale des données sur leur activité sexuelle. Comme exemples notables de données collectées, nous pouvons retenir les niveaux d'intensité de vibration qui varient selon la personne et la température jugée idéale.

En s'exprimant dans MarketWatch, la société canadienne a voulu souligner, malgré sa défaite, sa satisfaction " d'avoir trouvé un arrangement juste et raisonnable à ce litige " avant d'ajouter qu'elle publiera rapidement une nouvelle charte pour la confidentialité de ses produits.

Standard Innovation a accepté de détruire les informations personnelles recueillies auprès des utilisateurs, en plus de cesser de les recueillir.

Pour le monde des objets connectés, une telle class-action est un avertissement important qui, espérons-le, conduira à davantage de vigilance, de transparence et de bonnes décisions même si les Canadiens de Standard Innovation ne veulent toujours pas reconnaître avoir mal agi.

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