Exit Benkirane, le Roi va nommer un nouveau chef de gouvernement

16 Mars, 2017, 07:30 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Le 7 octobre 2016 à Rabat Abdelilah Benkirane, chef de file du Parti de la justice et du développement

Le Roi Mohammed VI s'apprête à nommer un nouveau chef de gouvernement issu du Parti islamiste de la Justice et du Développement (PJD) que dirige Abdelilah Benkirane qui n'est pas parvenu, depuis sa désignation en octobre dernier, a réunir la majorité nécessaire pour former son gouvernement.

Sans donner plus de détails sur la personnalité qui prendra la place d'Abdelilah Benkirane, le Palais Royal a précisé que le futur chef du gouvernement sera reçu dans les plus brefs délais par le Roi Mohammed VI. Il aura la lourde tâche de lancer des consultations en vue de la formation de ce gouvernement que les Marocains attendent maintenant depuis plusieurs mois.

Un choix, précise le communiqué " parmi toutes les possibilités qu'offre la Constitution afin de consolider le choix démocratique et préserver les acquis réalisés par le pays ".

Après cinq mois d'intenses et interminables tractations, Abdelilah Benkirane n'est jamais parvenu à former un gouvernement de coalition. Aussi, en application des dispositions de la Constitution et en considération des intérêts suprêmes de la Nation, ajoute le communiqué, "Sa Majesté le Roi, a-t-il pris la décision de désigner une autre personnalité issue de cette même formation politique arrivée en tête des élections législatives du 7 octobre 2016 et l'a chargée de former un nouveau Gouvernement".

Benkirane proposait de reconduire la coalition sortante, une alliance hétéroclite de quatre formations rassemblant islamistes, libéraux et ex-communistes.

C'est la première fois dans son histoire récente que le pays reste aussi longtemps sans gouvernement, même si cette situation n'a eu jusqu'à présent que très peu d'impact sur la vie des institutions et le quotidien des Marocains.

Sur le site internet du PJD, M. Benkirane a appelé mercredi soir tous les militants de son parti à ne pas commenter le communiqué du cabinet royal.

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