Manuel Valls exclut de parrainer Benoît Hamon — Présidentielle

16 Mars, 2017, 10:03 | Auteur: Timothe Dupuy
  • Manuel Valls dément appeler à voter Emmanuel Macron mais refuse de parrainer Benoît Hamon

Mardi soir, Manuel Valls a expliqué à ses amis qu'il ne donnerait pas son parrainage à Benoît Hamon. En désignant Benoît Hamon, la primaire socialiste est peut-être en train d'accélérer une recomposition de toute la gauche. "Il y a un grand désarroi et une décomposition". Informé de cette volonté, Benoît Hamon a dénoncé, lors de son allocution au journal de 20h de TF1, l'attitude de Manuel Valls en rappelant que ce dernier avait pourtant accepté le principe du soutien au vainqueur de la primaire, insistant sur "l'importance de la parole donnée en démocratie". "Je ne pourrais pas assumer autant de contradictions", confie-t-il à Paris Match.

Une "trahison" pour les électeurs de la primaire?

"D'un côté il ne veut pas s'engager à fond pour Hamon, de l'autre, il veut garder ses distances avec Macron et ses ambiguïtés", résume à l'AFP un collaborateur vallsiste, pour qui il est "urgent d'attendre". "Moi, je ne me sens pas trahi, mais sans doute les électeurs de la primaire se sentent-ils aujourd'hui trahis", a répliqué Hamon, appelant "les Français de gauche à submerger ces petits calculs". "Comment lutter efficacement contre le Front National quand, justement, soi-même, on ne respecte pas le verdict des urnes?" "Ce n'est pas respectueux des gens qui se sont exprimés". Je suis fidèle à ma famille politique, je ne quitte pas le PS mais donner mon parrainage serait une contradiction incompréhensible avec mes engagements. Pour lui, la candidature d'Emmanuel Macron "représente l'espoir d'un renouveau politique ambitieux et crédible". La gauche devra prendre ses responsabilités.

Si ses relations avec Manuel Valls sont notoirement mauvaises, celles avec le parti socialiste ne sont pas au zénith non plus. Pas nécessairement, ou du moins, pas tout de suite. Cette réunion devrait avoir lieu en fin de journée à huit clos, à l'assemblée, avec 200 à 300 personnes. Le constat n'est guère plus glorieux chez François Hollande. Le président de la République juge la campagne "médiocre".

"Ce que je constate, c'est que les progressistes, c'est un rassemblement large comme je l'avais dit et il appartient à chacune et chacun de dire s'il s'y retrouve et s'y reconnaît", a-t-il encore dit. Quasi-certain de voir Benoît Hamon laminé dès le premier tour, Manuel Valls se rangerait du côté du candidat d'En Marche!.

Recommande: