Pollution : Renault affirme respecter les règles d'homologation

16 Mars, 2017, 14:59 | Auteur: Stephane Girardot
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								3,5 MILLIARDS €			
				Renault risque 3,5 milliards d'euros d'amende pour fraude au logiciel
truqueur

En dévoilant le contenu d'un rapport confidentiel réalisé par la Direction générale de la concurrence, de la consommation, et de la répression des fraudes (DGCCRF), le quotidien révèle que la marque au losange aurait installé un dispositif frauduleux afin de fausser les tests d'émissions polluantes de ses voitures roulant au diesel.

Le titre a toutefois plongé de 3,67% à la Bourse de Paris, dans un marché quasi-stable. "Renault ne triche pas", et "Renault, comme toutes les sociétés, a des délégations de pouvoir et les a communiquées à la DGCCRF ", affirme le dirigeant, pour qui "tous les véhicules ont été homologués conformément à la réglementation ".

Le constructeur ajoute qu'il "n'entend pas commenter une instruction en cours" et "réserve ses explications aux magistrats en charge d'instruire ce dossier". Si ce rapport se concentre sur des modèles récents, la DGCCRF, qui se base sur le témoignage d'un ex-salarié, estime que certaines pratiques remontent à 1990.

"Plusieurs véhicules étaient équipés de dispositifs de détection de cycle" qui permettaient à la voiture de repérer si elle était en train de passer des tests d'homologation. L'enquête se poursuit actuellement sur les moteurs diesel Euro 5 et Euro 6 homologués à compter de septembre 2009.

Renault est ainsi suspecté d'avoir utilisé un logiciel "ayant pour objectif de fausser les résultats de tests antipollution" afin d'obtenir les homologations et se voir permettre leur commercialisation en Europe.

Selon Libération, le document met en lumière des écarts importants entre les performances de certains moteurs Renault au moment de leur homologation en laboratoire et leur utilisation en conditions réelles, en particulier les modèles Renault Captur et Clio IV qui dépasseraient le seuil réglementaire d'émission de dioxyde de carbone de respectivement 377% et de 305%.

L'action Renault s'enfonce dans le rouge ce jeudi et perd près de 4% à 79 euros, affectée par des soupçons de "stratégies frauduleuses" émis par la Répression des fraudes (DGCCRF) concernant des tests d'homologation de moteurs. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris le 12 janvier et confié à des juges d'instructions spécialisés dans les atteintes à la santé publique du tribunal de grande instance de Paris. "Les véhicules Renault ne sont pas équipés de logiciels de fraude aux dispositifs de dépollution", a assuré l'entreprise, en qualifiant l'article de "déséquilibré".

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