Des résultats en trompe-l'oeil — Pays-Bas

17 Mars, 2017, 22:09 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Le député d'extrême droite néerlandais Geert Wilders en campagne le 11 mars à Heerlen

Les Hollandais ont également été passionnés par cette élection et se sont rendu massivement aux urnes.

Pour ce qui est du président turc, il poursuit l'échange de piques avec Amsterdam.

L'un des faits majeurs est la dégringolade vertigineuse des travaillistes, passés de 38 sièges en 2012 à 9 aujourd'hui.

Il n'y a pas seulement des élections en Europe. C'est pourquoi, peut-être, le président a décidé de s'en prendre à un bon " ennemi occidental " en espérant que ça puisse mobiliser sa propre base nationaliste. C'est un peu étrange, parce que la santé économique des Pays-Bas est excellente. Pascal Delwit n'en est pas convaincu: "Je crois que l'impact pour la campagne présidentielle en France sera mineur et que, somme toute, l'élection présidentielle française et l'élection législative en Allemagne à la sortie de l'été, auront leur dynamique propre".

Plusieurs dirigeants européens ont tout de même exprimé leur soulagement après la victoire du Premier ministre Mark Rutte.

Il ne vaut mieux pas être au gouvernement aux Pays-Bas, car on est ensuite puni.

C'est plutôt le contraire qui s'est produit.

Pour Mark Rutte, il va falloir désormais former une nouvelle coalition. Il a interdit aux ministres de M. Erdogan de participer à des assemblées politiques de la diaspora. Une perte de neuf sièges par rapport au parlement sortant, mais du fait de la multiplication des partis politiques le WD reste le plus grand parti représenté.

Certains sondages avaient même placé le PVV premier avec 20 % des voix, devant les libéraux de M. Rutte. Dans un fouillis de partis politiques, il est vrai, surabondant à tel point que l'on peut arriver en tête avec à peine un cinquième du total! Le Parti pour la liberté de Geert Wilders arrive en deuxième place avec 19 sièges, à égalité avec l'Appel chrétien-démocrate et les sociaux-libéraux des Démocrates 66.

"Je pense que de l'année dernière et ces derniers mois ont été remplis de suprises avec le Brexit et la victoire de Trump. Le fait que tout l'agenda de la campagne a tourné autour de ces thématiques, c'est une forme de victoire culturelle indubitable de la droite radicale, du PVV, de Geert Wilders". Aux élections de 2010, il avait récolté 15 %. De façon étonnante, l'extrême droite a beaucoup perdu en raison de l'intervention inattendue de...

"Si les partis traditionnels parviennent à s'emparer de façon opportune des thématiques qui sont habituellement celles des populistes, ils peuvent, si ce n'est les battre, au moins les contenir", conclut-il. Mais les situations des deux pays sont très différentes. Aux Pays-Bas, c'est le même constat.

Les derniers sondages donnent Marine Le Pen, la candidate du Front National, gagnante au premier tour avec 26 ou 27 % des intentions de vote, devant Emmanuel Macron et François Fillon.

"Il est de coutume que le plus grand parti prenne la main dans la formation du gouvernement", a annoncé la présidente de la chambre basse du parlement Khadija Arib. Angela Merkel estime qu'il s'agit d'une "bonne journée pour la démocratie".

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