Entre Trump et Merkel, une première rencontre sous tension

18 Mars, 2017, 18:47 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Le président des États-Unis Donald Trump rencontrera pour la première fois Angela Merkel vendredi à Washington

Alors que la chancelière met inlassablement en garde contre la tentation du protectionnisme, le président des États-Unis a affirmé être "un partisan du libre-échange mais aussi d'un échange équitable (...) car notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses ".

"Je la respecte, je l'aime bien mais je ne la connais pas", confiait Donald Trump mi-janvier.

Les poignées de main de Donald Trump avec les dirigeants étrangers en visite aux Etats-Unis sont en passe d'entrer dans l'histoire. Il a assuré qu'il n'était "pas isolationniste". Face aux appels pressants, Angela Merkel a entrepris de demander à son hôte si il voulait échanger une poignée de main. Dans cet esprit, je serais heureuse si nous pouvions reprendre les discussions entre l'Union Européenne et les États-Unis.

"Angela Merkel a pris de soin d'éviter de se poser en adversaire de Donald Trump (...)".

Outre le commerce, les deux pays s'opposent sur la question des réfugiés et la question a été abordée vendredi, ont dit les deux dirigeants, sans entrer dans les détails.

L'immigration est "un privilège, pas un droit ", a lancé Donald Trump. "La sécurité de nos citoyens doit toujours passer en premier ", a-t-il martelé lors de cette conférence de presse d'un peu moins d'une demi-heure.

Dans une vidéo mise en ligne entre autres par le Business Insider, on peut la voir attendre en vain que son homologue américain réagisse. Cette fameuse poignée de main a cependant finalement eu lieu après la conférence de presse.

"Envoyez une bonne photo en Allemagne": voici une des rares phrases que Donald Trump a prononcées à l'égard des photographes présents dans le Bureau ovale vendredi, alors que le président américain recevait Angela Merkel. Donald Trump avait accusé Barack Obama de l'avoir mis sur écoutes et son porte-parole Sean Spicer avait - sur la foi d'un reportage sur la chaîne Fox News - laissé entendre que c'est le GCHQ, un service de renseignement britannique, qui les avait menées. Il faisait ainsi allusion à la découverte en 2013 que le téléphone portable de Mme Merkel avait été mis sur écoute par la NSA.

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