Face à la presse, Trump met un vent à Merkel

18 Mars, 2017, 23:05 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Aucune preuve de la mise sur écoute de Trump

Les renseignements britanniques se sont retrouvés à démentir, ce vendredi, les allégations d'espionnage de Donald Trump, formulées jeudi par le porte-parole de la Maison Blanche, rapporte le Guardian.

M Merkel a pour sa part assuré que l'Allemagne allait augmenter ses dépenses. Depuis son accession au pouvoir, Donald Trump s'est plusieurs fois fait remarquer lors de ces rencontres diplomatiques par la particularité de son langage non verbal. Awkard, comme on dit outre-Atlantique. Martelant sa conviction que les Etats-Unis avaient été les grands perdants de accords commerciaux des décennies écoulées, l'homme d'affaires septuagénaire a mis en avant sa volonté de négocier des textes qui ne mènent pas "à des fermetures d'usines" sur le sol américain.

Le président américain a fait mine de ne pas l'entendre en l'ignorant, rendant Angela Merkel très mal à l'aise.

À lire: Donald Trump peut-il détricoter les accords de libre-échange?

Il s'est un peu rattrapé durant la conférence de presse, en déclarant ceci: " sur le plan économique, je pense que nous allons faire de belles choses avec l'Allemagne ".

Le commerce international sera au coeur d'une réunion des ministres des Finances du G20, qui se déroule vendredi et samedi à Baden-Baden, en Allemagne.

La dirigeante allemande a elle dit 'espérer' la reprise des négociations commerciales entre l'UE et les Etats-Unis. Une sorte de symbole pour montrer l'entente entre deux pays.

"Angela Merkel a pris de soin d'éviter de se poser en adversaire de Donald Trump (...)". L'immigration est "un privilège, pas un droit", a lancé M. Trump. La chancelière allemande, pas vraiment.

Elle devait par ailleurs s'efforcer d'obtenir de son hôte des garanties sur le respect par Washington des engagements en matière de lutte contre le changement climatique. Sur ce, le président américain est resté impassible et a continué de sourire pour les photographes.

Si le président américain Donald Trump et la chancelière allemande Angela Merkel ont tous les deux évoqué une rencontre productive, les deux dirigeants au parcours et au style si radicalement différents ont, au cours d'une brève conférence de presse, campé sur leurs positions.

M. Trump a accusé, dans une série de tweets et sans avancer la moindre preuve, son prédécesseur Barack Obama de l'avoir mis sur écoute.

La Russie devait être également au menu des discussions.

L'Europe avait les yeux braqués sur ce tête-à-tête pour voir le ton qu'adopterait la chancelière allemande, figure centrale de l'Union, face au nouveau locataire de la Maison Blanche avec lequel les points de réel désaccord sont nombreux.

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