Fusillade dans un lycée en France: de possibles complicités

18 Mars, 2017, 21:17 | Auteur: Stephane Girardot
  • Une fusillade a éclaté au lycée Tocqueville de Grasse

Cette interpellation est la deuxième après celle du tireur, un adolescent de 16 ans. On ne sait pas encore si certaines de ces armes étaient factices et il n'est pas encore clair si le suspect a agi seul ou avec un complice.

Aux abords du lycée vendredi, l'émotion était toujours vive, et beaucoup se repassaient le film des évènements. La fusillade a fait huit blessés, dont le proviseur du lycée Alexis de Tocqueville, selon la chaîne BFMTV qui précise que tous les élèves ont été évacués. "Il se défend de toute idée d'avoir voulu cibler quelqu'un en fonction de son origine ou de son orientation sexuelle". Il était armé d'un fusil, de deux armes de poing et de deux grenades, sans doute à plâtre, a-t-on appris de source policière. Il est présenté comme "fragile et fasciné par les armes".

Sur des comptes Facebook, Twitter et YouTube correspondant à son nom, figurent de nombreuses photos et vidéos morbides, dont des images de la tuerie de Columbine, qui avait fait 15 morts, dont ses deux auteurs, dans un lycée américain en 1999. "Il s'explique de façon tout à fait claire", a relaté le chef de la PJ niçoise, le commissaire Philippe Frizon.

Deux autres mineurs sont aussi en garde à vue: l'un, "depuis 11h50" vendredi, "dont le rôle dans la préparation ou dans l'exécution des faits reste à préciser", Selon Fabienne Atzori. "[.] On a bloqué la porte avec un placard pour ne pas qu'il puisse rentrer et des policiers sont venus et ont frappé à la porte, ils sont allés dans les salles où il y avait d'autres élèves et on nous a fait sortir accroupis contre le mur pour nous mettre en sécurité".

"On est en train de vérifier les emplois du temps, notamment des heures qui ont précédé le passage à l'acte", non seulement de l'auteur des coups de feu, mais aussi du frère de son ami, lui aussi en garde à vue, a-t-elle ajouté. Sur le point d'en finir avec l'Etat d'urgence en vigueur depuis le tragique 13 novembre 2015, la France a failli être endeuillée, jeudi, par une tuerie scolaire copier-coller des équipées meurtrières qui ont défrayé la chronique aux Etats-Unis. "Je n'avais pas l'intention de lui prendre ses armes parce que je ne m'en sentais pas capable physiquement". Je ne pensais pas qu'il tirerait, il a tiré, voilà...

" Je le trouve dans l'escalier central et il me dit: " je ne veux pas vous tuer vous, mais d'autres personnes ".

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