L'homme abattu à Orly était "radicalisé"

18 Mars, 2017, 21:43 | Auteur: Gregory Millet
  • Homme abattu à Orly le trafic aérien complètement interrompu

Samedi matin, un homme a ouvert le feu sur des policiers lors d'un contrôle de la brigade anti-criminalité (Bac) qui a dégénéré. Là, il aurait mis en joue des clients avant de tirer à plusieurs reprises, sans faire de blessés.

L'incident d'Orly n'a au final pas fait de blessés parmi les voyageurs présents à l'aéroport, le deuxième de France en nombre de passagers annuels. "Vu la violence démontrée par les images de vidéosurveillance, on sent qu'il est décidé à aller jusqu'au bout".

Le procureur poursuit: "A 8 h 06, il arrive au parking de l'aéroport d'Orly et se rend au 1er étage du hall A du terminal Sud".

A un mois de l'élection présidentielle et alors que le débat sur le maintien de l'état d'urgence - en vigueur jusqu'au 15 juillet - a été relancé après l'attaque jeudi par un élève de son lycée à Grasse, le chef de l'Etat a ajouté que "ceux qui s'interrogeaient encore sur le rôle de l'opération Sentinelle doivent comprendre que ce renfort des militaires aux forces de sécurité est essentiel".

Arme de poing à la main droite et sacoche en bandoulière, il attrape cette dernière, lui pointant son pistolet sur la tempe. Elle fait partie d'une patrouille constituée de trois soldats. La lutte dure un temps assez long, peut-être 30 secondes ou une minute. Son père et son frère se sont présentés spontanément à la police et ont été placés en garde à vue.

L'assaillant qui a été abattu samedi à l'aérogare d'Orly Sud en tentant de s'emparer de l'arme d'une militaire de l'opération Sentinelle a déclaré lors de l'agression vouloir "mourir par Allah", a rapporté le procureur de Paris, François Molins.

Ziyed Ben Belgacem est né en 1978 à Paris. L'homme était connu des services de renseignement. Une perquisition menée ce samedi après-midi chez lui a permis de trouver "de la cocaïne, une machette et des devises étrangères". Les enquêteurs "devront s'attacher à préciser le parcours de l'auteur des faits, ses motivations", déclare François Molins, qui décrit "une sorte de fuite en avant avec une accélération de plus en plus destructrice". Sson casier judiciaire comporte "neuf mentions" pour des faits de droit commun.

Ziyed Ben Belgacem avait été condamné à 5 ans d'emprisonnement en 2001 par la cour d'assises du Val-de-Marne pour braquage à main armée, puis à 3 ans d'emprisonnement en 2009 par le tribunal correctionnel de Créteil pour trafic de stupéfiants, et de nouveau à 5 ans en 2011 par le même tribunal pour les mêmes motifs. Ziyed Ben Belgacem était sous contrôle judiciaire au moment des faits. Il avait bénéficié d'une libération sous contrôle judiciaire en septembre 2016.

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