Où en est l'enquête — Fusillade de Grasse

18 Mars, 2017, 22:02 | Auteur: Edgar Lajoie
  • La fusillade a eu lieu à Grasse près de Nice

Un ami du lycéen qui a ouvert le feu jeudi dans son lycée de Grasse (Alpes-Maritimes) a été interpellé, ce vendredi après-midi, à Caillan (Var), alors qùil était recherché par les enquêteurs, a-t-on appris de sources proches de l'enquête, confirmant une information de BFMTV. Il s'agirait du proviseur du lycée et d'un autre élève. Trois personnes ont été blessées et cinq fortement choquées. On a entendu des coups de feu (et) on a vu plein de gens descendre en criant: "Y'a un taré qui tire sur les gens!"

On ne peut pas dire qu'on ne savait pas, qu'on ne pouvait pas prévoir. Cet acte, il est à partager avec les enseignants, le personnel et les élèves qui ont gardé leur sang-froid. "Il y a eu un mouvement de panique dans la classe", raconte ce lycéen. Les enfants ont ensuite cherché à joindre leurs parents, mais la plupart d'entre eux avaient laissé leur sac et leur téléphone derrière eux en s'enfuyant.

La France, ciblée par une vague d'attentats djihadistes en 2015 et 2016, vit toujours sous le régime de l'état d'urgence dans la crainte de nouvelles attaques, et la fusillade a entraîné le déclenchement par les autorités de "l'alerte attentat" sur l'application pour smartphones destinée à prévenir la population.

Le Raid est sur place.

La police rapporte l'arrestation d'un jeune de 17 ans et cherche un éventuel complice.

La fouille du téléphone portable du jeune a en revanche fait apparaître qu'il consultait et diffusait des vidéos de tueries de masse, notamment celle de Columbine, dans un lycée américain en 1999. Selon Christian Estrosi, président Les Républicains de la région Paca, le proviseur ainsi que deux élèves ont été légèrement blessés. "On est plutôt sur quelqu'un qui semble avoir des problèmes psychologiques".

À lire: Comment repérer les signes de harcèlement scolaire? Tous les établissements scolaires de Grasse sont confinés. Enfin, des mesures pour éviter les intrusions extérieures ont été prises. "On me signale un élève armé dans l'établissement, je fonce, je le trouve dans l'escalier central, je lui demande ce qu'il va faire (.) et il me dit 'je ne veux pas vous tuer vous, mais je veux tuer d'autres personnes". C'est totalement contre-productif. " Durant la campagne des élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez avait promis l'installation de tels portiques, avant d'opter finalement pour des tourniquets à badges.

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