Quotidien (TMC) : Catherine Deneuve défend encore Roman Polanski

18 Mars, 2017, 00:38 | Auteur: Gregory Millet
  • Catherine Deneuve s'en prend aux féministes et à internet dans une interview donnée à L'Obs

Et devant la caméra de "Quotidien", l'émission de Yann Barthès sur TMC, l'actrice a déclaré que le mot viol était "excessif" dans le cas de Polanski, qui n'est jamais retourné aux Etats-Unis depuis 1978.

Alors qu'il avait été nommé pour être le président de la 70ème cérémonie des César, il avait finalement décliné l'invitation face aux réactions véhémentes des associations féministes et d'une partie du public. En effet, en promo pour le film Sage femme, l'actrice a défendu non pas une mais plusieurs fois le réalisateur Roman Polanski dans les médias. La comédienne a qualifié d'" extrêmement choquant (e) " l'éviction du réalisateur de la cérémonie des César. (.) C'est une affaire qui a été jugée, c'est une affaire qui a été traitée. "Cette femme a demandé à ce qu'on arrête d'en parler ". Je regrette de le dire aux milliers de femmes qui ont signé cette pétition [contre le choix des César], mais la plupart ne connaissent pas bien l'histoire de Polanski. Je trouve ça incroyable que ce soit les femmes en général qui viennent redonner un coup de marteau sur la porte pour le faire sortir. Visiblement gêné, Yann Barthes lui demande si elle comprend que les propos qu'elle vient de tenir sont "inaudibles" pour de nombreuses personnes.

Rappelons que Roman Polanski est toujours poursuivi par la justice américaine pour le viol présumé d'une adolescente de 13 ans en 1977. Et de renchérir: " De toute façon, il y a toujours eu une image donnée à cette histoire assez incroyable. C'était une jeune fille qui avait été amenée chez Roman par sa mère, qui ne faisait pas son âge de toute façon. Comble de la maladresse, la comédienne lance ensuite d'un ton détaché que Roman Polanski "a toujours aimé les jeunes femmes". "J'ai toujours trouvé que le mot de viol avait été excessif" a-t-elle conclu. Les propos de Catherine Deneuve, apparentés par de nombreux internautes à la relativisation voire à la négation d'une agression sexuelle, n'ont pas manqué de susciter un tollé sur les réseaux sociaux.

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