Soupçons de triche sur les émissions Diesel, le constructeur nie — Renault

18 Mars, 2017, 02:05 | Auteur: Ludovic Moineau
  • DieselGate- Le losange va-t-il avoir son Affaire Renault

Thierry Bolloré, directeur délégué à la compétitivité, a apporté à l'AFP "un démenti formel" à ces accusations, qui font écho au scandale du "dieselgate" dans lequel se débat Volkswagen depuis 2015.

Ce document, dont Libération a révélé l'existence, se concentre sur des modèles récents, mais la DGCCRF, qui s'appuie sur le témoignage d'un ex-salarié, estime que certaines pratiques remontent à 1990. "Plusieurs véhicules étaient équipés de dispositifs de détection de cycle " qui permettaient à la voiture de repérer si elle était en train de passer des tests d'homologation. De plus, le PDG, Carlos Ghosn, pourrait être personnellement inquiété, puisque aucune délégation de pouvoir n'aurait été établie concernant l'approbation des stratégie de contrôle moteur.

L'enquête se concentre sur les moteurs diesel Euro 5 et Euro 6, homologués à partir de septembre 2009. La Répression des fraudes soupçonne Renault d'avoir mis en place des "stratégies frauduleuses ", depuis plus de 25 ans, pour fausser les tests d'homologation de certains moteurs.

Le groupe Renault a réaffirmé ce mercredi 15 mars qu'il respectait les règles d'homologation des véhicules, alors qu'une information judiciaire a été ouverte pour "tromperie". Un rapport qui accable Renault et les émissions de ses moteurs Diesel Le journal Libération a dévoilé cette affaire le mardi 14 mars 2017. Pour l'avocat Frédérik-Karel Canoy "ces faits très graves nécessitent une réponse judiciaire qui, conformément au code pénal, prévoit une réparation intégrale pour les parties civiles ". Cette affaire renvoie inévitablement vers le scénario de Volkswagen et du #DieselGate. Soit environ deux milliards d'euros. Mais l'amende peut être portée à 750 000 euros et l'emprisonnement à sept ans en cas de circonstance aggravante. En effet, nos confrères de Libération ont consulté un procès-verbal de la DGCCRF daté de novembre 2016. Le titre a perdu jusqu'à 10 % en trois jours à Paris.

Au total, selon la DGCCRF, pas moins de 898 557 automobiles sont équipées de ces systèmes de dépollution douteux en France.

Cependant, le contructeur risque de voir son image "fortement ternie", selon les termes du syndicat CGT qui s'alarme de conséquences sur l'emploi.

Du coté du constructeur français, on reste droit dans ses bottes et on assure en reprenant le discours du début de l'année qu'il n'y a pas eu de triche chez Renault mais on concède qu'il y a des améliorations à amener en matière d'émissions dans des conditions réelles d'utilisation. Le groupe Renault, c'est aussi depuis 1999 l'Alliance Renault-Nissan qui a aussi donné naissance à une joint-venture en décembre 2012 avec l'entreprise publique Russian Technologies qui regroupera l'ensemble des intérêts détenus par les deux partenaires dans la société AvtoVAZ, propriétaire de la marque Lada.

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