Trump a rencontré Merkel: "L'immigration est un privilège, pas un droit"

18 Mars, 2017, 01:30 | Auteur: Edgar Lajoie
  • USA: pas de preuve d'une mise sur écoute de Trump

"Je ne suis pas un isolationniste, je suis un partisan du libre-échange mais [.] notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses", a affirmé Donald Trump, comme en réponse à Angela Merkel qui met inlassablement en garde contre la tentation du protectionnisme.

Appelant de ses voeux une reprise des négociations, lancées en 2013, sur l'accord de libre-échange transatlantique TTIP, elle a souligné combien il pouvait être bénéfique aux Etats-Unis comme à l'UE.

Si Merkel arbore un léger sourire, il n'en est rien pour le président américain.

Depuis son arrivée au pouvoir le 20 janvier, Donald Trump, qui a par le passé mis en doute la réalité du changement climatique, martèle sa volonté de supprimer nombre de réglementations fédérales sur l'environnement qu'il juge inutiles, affirmant qu'elles sont un obstacle aux créations d'emplois.

Pendant sa campagne, Donald Trump s'était pourtant montré très critique envers l'Alliance atlantique, qu'il avait qualifiée d'"obsolète".

Le document budgétaire objet d'intenses spéculations depuis plusieurs semaines devrait aussi inclure les premiers chiffres sur le sommes allouées à court terme à la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique pour freiner l'afflux de clandestins, promesse de campagne emblématique de Donald Trump. Le président américain ne répond pas.

"Nous avons appris en Irak et en Afghanistan que nos armées ont besoin d'un partenaire civil efficace si l'on veut que nos victoires sur les champs de bataille se transforment en paix durable", a taclé jeudi Stephen Hadley dans le New York Times.

Angela Merkel a pour sa part assuré que l'Allemagne allait augmenter ses dépenses. "Nous nous engageons aujourd'hui à cet objectif de 2% [du produit intérieur brut, NDLR] jusqu'en 2024", a-t-elle déclaré. Mais aussitôt insisté sur l'impérieuse nécessité pour les alliés européens "de payer leur juste part pour la défense".

A aucun moment, la question du climat, dont l'Allemagne entend faire un des sujets centraux du G20 qu'elle préside (Sommet à Hambourg en juillet), n'a été publiquement abordée.

"M. Trump a payé 38 millions de dollars, après la prise en compte de fortes dépréciations pour des constructions, sur un revenu de plus de 150 millions de dollars".

Dans une série de cinq tweets le 4 mars, Donald Trump avait accusé Barack Obama d'avoir mis ses lignes téléphoniques dans la Tour Trump sur écoute avant le scrutin du 8 novembre, qualifiant son prédécesseur de " pauvre type (ou un malade) ".

Oh man, this made my Friday.

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