Trump refuse sa main à Merkel: imbroglio ou fin de non-recevoir?

18 Mars, 2017, 16:09 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Donald Trump a vu ses revenus de 2005 publiés par une chaîne américaine

S'il a assuré son "fort soutien à l'Otan", il a ajouté immédiatement "le besoin pour nos alliés de l'Otan de payer leur juste part pour la défense" de l'alliance. Ce sera pourtant l'une des priorités du G20 que l'Allemagne accueille en juillet.

"Angela Merkel a pris de soin d'éviter de se poser en adversaire de Donald Trump (...)".

La puissante Commission du renseignement du Sénat américain a affirmé jeudi ne disposer d'aucune preuve étayant les accusations de Donald Trump.

Leurs divergences de fond portent notamment sur le protectionnisme (qu'Angela Merkel rejette) et le libre-échange: "Je ne suis pas un isolationniste, je suis un partisan du libre-échange mais aussi d'un échange équitable (...) car notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses", a déclaré Trump.

Le commerce international sera au coeur d'une réunion des ministres des Finances du G20, qui se déroule vendredi et samedi à Baden-Baden, en Allemagne.

La dirigeante allemande a elle dit "espérer" la reprise des négociations commerciales entre l'UE et les Etats-Unis. Elle a également souligné que le 'succès des Allemands' sur le plan de l'économie mais aussi sur les questions de sécurité et de paix allait de pair avec 'l'intégration européenne'.

L'OTAN a visiblement aussi été une source de tension entre les deux dirigeants. Comme ce moment où le président américain "a finalement trouvé au moins un point commun avec son invitée: le fait d'avoir tous deux été écoutés par l'ex-président Barack Obama." . Il a salué l'implication de la chancelière allemande dans la lutte antiterroriste.

Angela Merkel veut aussi s'assurer que Donald Trump ne mettra pas en pratique ses menaces protectionnistes. Donald Trump continue d'accuser Barack Obama de l'avoir mis sur écoutes. Deux personnalités aux antipodes et deux visions du monde contradictoires ont amorcé un dialogue lourd d'enjeux pour la relation euro-américaine vendredi à la Maison-Blanche.

Quoi qu'il en soit, d'autres estiment que le locataire de la Maison-Blanche n'aurait tout simplement pas entendu l'appel, car auparavant, le président n'avait pas hésité à serrer la main de la chancelière sur le perron de sa résidence. "Jusqu'ici, les contacts entre Trump et Merkel ont été très limités: un seul coup de téléphone très protocolaire peu après l'investiture du milliardaire", rappelle Le Huffington Post.

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