Washington rejette un compromis proposé par Pékin — Corée du Nord

18 Mars, 2017, 11:41 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Tir de quatre missiles nord-coréens

Hwang a appelé au déploiement "rapide" du bouclier antimissile américain Thaad, un projet annoncé l'année dernière par Séoul et Washington et qui suscite l'ire de Pékin.

Mercredi 08 mars 2017, 11h25 Avant même sa réunion en urgence prévue mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné avec force mardi soir les derniers tirs de missiles nord-coréens, exprimant son inquiétude face au "comportement de plus en plus déstabilisateur" de Pyongyang. Ne pouvant imaginer laisser tomber la Corée du Nord, qui représente un "Etat-tampon " indispensable entre elle et une possible Corée réunifiée sous un régime démocratique soutenu par les Américains (30 000 soldats américains aujourd'hui sont basés en Corée du Sud), Pékin tente coûte que coûte de convaincre Washington de faire un pas vers Pyongyang.

La Corée du Nord a essuyé plusieurs volées de sanctions en raison de ses programmes balistique et nucléaire; mais celles-ci n'ont pas entamé sa détermination à poursuivre ses ambitions en la matière.

Selon l'état-major interarmes sud-coréen, la RPDC a tiré quatre missiles balistiques d'un genre nouveau dans ses eaux orientales lundi à 7h36 (22h36 GMT dimanche). Le régime communiste a tiré lundi au moins quatre missiles balistiques à portée intermédiaire en direction du Japon, de son propre aveu pour s'entraîner à frapper les bases américaines installées sur l'archipel nippon.

La Chine, principal allié de la Corée du Nord, a fait savoir qu'elle était "fermement opposée" au déploiement de THAAD et qu'elle défendrait "résolument" sa sécurité, prévenant que "les Etats-Unis et la Corée du Sud en subiraient toutes les conséquences". De l'autre côté, la Chine (alliée de Pyongyang), qui affiche clairement la volonté de jouer un inhabituel rôle de pacificateur.

L'ambassadeur de Chine à l'ONU, Liu Jieyi, a insisté pour sa part sur la nécessité de " réduire les tensions ". Le texte a été finalement adopté à l'unanimité des quinze pays du Conseil. "Sur Twitter, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Nikki Haley, a répété que le monde " n'autorisera pas " la Corée du Nord à poursuivre " sur cette voie destructrice ". Nous sommes en contact avec nos partenaires, en particulier avec les membres permanents du conseil de sécurité, le Japon et la Corée du Sud, pour bâtir une réponse ferme et déterminée.

"Afin de désamorcer la crise qui se prépare dans la péninsule (coréenne), la Chine propose que, dans un premier temps, (Pyongyang) suspende ses programmes nucléaire et balistique, en échange de l'arrêt des manœuvres militaires à grande échelle des États-Unis et de la Corée du Sud", entamées la semaine dernière, a annoncé à Pékin le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.

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