La pose poignée de mains à Merkel refusée par Trump (vidéo)

19 Mars, 2017, 04:41 | Auteur: Stephane Girardot
  • Une feuille d'imposition de Donald Trump est entre les mains des journalistes

Du libre-échange à l'immigration, les divergences entre eux ne maquent pas. Sur l'immigration, leur désaccord est également profond.

Alors qu'il recevait Angela Merkel dans le Bureau ovale, Donald Trump a ignoré la requête des photographes et de la chancelière allemande pour une poignée de main. Selon le magazine Der Spiegel, la dirigeante allemande sera accompagnée lors de sa visite par les patrons des géants de Siemens et BMW pour "aider à créer une bonne atmosphère de discussions" et "mettre en avant combien d'emplois (américains) ont été créés grâce à des investissements allemands".

Sur l'Otan, le milliardaire a assuré avoir redit son "fort soutien" à l'organisation. Le président américain a dit apprécier les efforts de la chancelière "pour résoudre le conflit en Ukraine, où idéalement nous cherchons une solution pacifique". "Vous voulez que l'on se serre la main?".

Angela Merkel a pour sa part déclaré qu'il était " bien mieux de se parler l'un à l'autre que l'un de l'autre ".

Puis, sur la fin d'une conférence de presse sans la moindre trace de complicité, le président américain a tenté de plaisanter avec la chancelière allemande, affirmant qu'en matière de mise sur écoute par la précédente administration, il avait peut-être "quelque chose en commun" avec elle. Il faisait ainsi allusion à la découverte en 2013 que le téléphone portable de Mme Merkel avait été mis sur écoute par la NSA. Y compris lorsqu'elle en a fait la demande à Donald Trump. Elle a aussi insisté sur le besoin de trouver une solution "win win" sur le plan commercial, alors que l'administration Trump met en place une politique protectionniste et prévoit de taxer lourdement les produits étrangers.

Angela Merkel et Donald Trump affichaient des sourires un brin crispés devant les médias. "Je ne suis pas un isolationniste, je suis un partisan du libre-échange mais aussi du commerce équitable, et notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses" en termes de dette et de déficits, a-t-il déclaré.

Le président américain a cependant salué "une réunion très productive avec des entrepreneurs allemands et américains". Angela Merkel s'était entourée de dirigeants d'entreprises allemandes comme BMW, dont la plus grande usine se trouve aux Etats-Unis. Compte-tenu de l'importance des enjeux, le communiqué final de cette réunion des ministres des Finances de 20 pays les plus riches du monde sera décortiqué par tous les acteurs politiques et financiers.

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