L'Allemagne "doit d'énormes sommes d'argent" à l'Otan et aux Etats-Unis — Trump

19 Mars, 2017, 22:19 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Le président Donald Trump au téléphone avec le roi Salmane d’Arabie saoudite à la Maison Blanche, le 29 janvier 2017

Une hausse des dépenses militaires oui, mais pas que pour l'Otan.

Le président américain Donald Trump s'était livré à une diatribe contre l'Allemagne samedi, affirmant que Berlin devait payer plus pour profiter du parapluie protecteur de l'Otan et de Washington.

"L'Allemagne doit d'énormes sommes d'argent à l'Otan, et les Etats-Unis doivent être plus payés pour la défense très puissante et très coûteuse qu'ils fournissent à l'Allemagne!", a déclaré le 18 mars dans deux tweets le président américain Donald Trump, au lendemain de sa première rencontre avec la chancelière allemande. "J'ai eu une EXCELLENTE rencontre avec la Chancelière Angela Merkel", a écrit le président depuis sa luxueuse résidence de Floride où il passe le week-end avant de se lancer dans son attaque en règle des dépenses militaires de Berlin. Elle précise que l'objectif annoncé par la chancelière Merkel de parvenir à un budget militaire de 2% du PIB d'ici 2024 n'irait pas uniquement à l'Alliance atlantique.

"Vouloir lier les 2% que nous voulons atteindre au milieu de la prochaine décennie seulement à l'Otan est erroné", a-t-elle dit dans un communiqué.

"Les dépenses en matière de défense s'appliquent aussi aux missions de maintien de la paix de l'Onu, à nos missions en Europe et à notre contribution à la lutte contre le terrorisme de l'EI", dit-elle. Ce qui inclut l'Otan mais aussi la défense européenne, ainsi que les Nations Unies.

Il souligne toutefois dans le même micro-message que "l'Allemagne doit...de vastes sommes d'argent à l'OTAN et les États-Unis doivent être payés pour la puissante et très coûteuse défense qu'ils fournissent à l'Allemagne".

Donald Trump et Angela Merkel avaient affiché des divergences vendredi également sur des sujets comme l'immigration ou le commerce, l'administration américaine campant sur un discours protectionniste alors que l'Allemagne vit de ses exportations.

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