Les accusation de surveillance de Donald Trump rejetées par le Sénat

19 Mars, 2017, 04:43 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Donald Trump après une conférence de presse dans le hall de la tour Trump à New York le 11 janvier

Cette commission, composée d'élus spécialisés dans le renseignement, s'est penchée sur les accusations de mise sur écoute, lancées par le président américain, Donald Trump, contre son prédécesseur Barack Obama.

Le sénateur républicain Richard Burr et son confrère démocrate Mark Warner ont publié, jeudi, un communiqué d'une seule phrase indiquant qu'ils n'avaient trouvé aucune indication laissant croire à de l'écoute électronique pilotée par l'administration Obama.

Malgré un démenti d'Obama, Trump avait demandé au Congrès d'enquêter.

Le président américain avait déclenché un tollé, le 4 mars, en accusant sur Twitter l'ex-président Barack Obama d'avoir ordonné la mise sur écoute de ses lignes téléphoniques de sa tour New-yorkaise, qui abritait sa résidence principale et d'où il a mené sa campagne électorale.

" Nous n'avons aucune preuve que cela ait eu lieu ", a tranché Devin Nunes, président républicain de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, mercredi 15 mars. M. Nunes avait ajouté qu'il ne pensait "pas qu'il y ait eu une réelle mise sur écoute de la Trump Tower".

La Maison blanche a fait savoir que Donald Trump maintenait ses accusations contre son prédécesseur, le porte-parole de la présidence Sean Spicer précisant que les membres des commissions parlementaires ne disposaient pas de toutes les informations pertinentes sur ce sujet.

" Cela m'inquiète beaucoup que le président puisse lancer une telle accusation sans fondement". Interrogé mercredi soir sur Fox News sur la façon dont il avait appris cette affaire d'écoutes, M. Trump avait répondu: "J'avais lu des choses". Il a ensuite fait référence à un article du New York Times le 20 janvier et " d'autres choses " qu'il avait lues évoquant des écoutes. Et d'écoutes téléphoniques. J'ai dit 'attendez un peu, on parle beaucoup d'écoutes téléphoniques'. "Mais cela recouvre vraiment la surveillance et beaucoup d'autres choses", avait-il poursuivi. De son côté, l'ancien directeur du renseignement américain James Clapper a également rejeté les allégations de M. Trump. Pour leur part, MM. Le directeur de l'agence chargée d'intercepter les communications, la NSA, Michael Rogers, sera aussi entendu lundi.

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