Trump et Merkel ne sont pas d'accord sur grand chose

19 Mars, 2017, 20:36 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Donald Trump alors candidat à l’élection présidentielle américaine le 18 mai 2016 à Lawrenceville dans le New Jersey

En évoquant le fait qu'aucune preuve ne vient étayer ces accusations, surtout depuis les dénégations des services secrets britanniques accusés d'avoir collaboré à l'espionnage, la question a déclenché chez Donald Trump une réponse de son cru. Peu de regards échangés, un malaise palpable.

Souriante, Angela Merkel n'a pas réussi à complètement cacher sa gêne face au nouveau président américain, plus concentré sur les photographes que sur leur conversation dans le Bureau ovale. "Elle, stupéfaite, grimace", décrit le journaliste. "J'ai redit à la chancelière Merkel mon soutien sans faille à l'Otan, tout comme le besoin pour nos alliés de l'Otan de payer leur juste part pour la défense" de l'alliance, a ainsi déclaré Donald Trump. La chancelière grimace encore.

La conférence de presse commune entre Donald Trump et Angela Merkel, à l'issue de leur toute première rencontre devrait rester dans les annales, tant les protagonistes sont apparus engagés dans un dialogue de sourds. "Je ne suis pas un isolationniste, je suis un partisan du libre-échange mais (.) notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses" a affirmé M. Trump, comme en réponse à Mme Merkel qui met inlassablement en garde contre la tentation du protectionnisme. ". Le président américain lui met alors ein großer Wind, sans doute car il ne l'entend pas". "Je crois que la mondialisation doit être façonnée avec un esprit ouvert", a-t-elle lancé, au moment où la nouvelle administration américaine articule son action autour d'un seul slogan: "L'Amérique d'abord". Les deux dirigeants ont des points de vue diamétralement opposés sur bon nombre de sujets. Angela Merkel lui a répondu qu'avec une hausse de 8% de son budget de défense l'an dernier, Berlin a déjà entrepris de se rapprocher du seuil de 2% du PIB attendu des partenaires de l'Otan d'ici à 2024.

Le président républicain a personnellement accueilli son hôte à sa descente de voiture. "Je ne pense pas que la performance de Donald Trump vendredi l'ait convaincue".

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