Trump reçoit le vice-prince héritier saoudien — Washington

19 Mars, 2017, 02:39 | Auteur: Timothe Dupuy
  • Donald Trump et le vice-prince héritier saoudien Mohammed ben Salman à la Maison Blanche le 14 mars 2017

Lors d'un entretien mardi à Washington, M. Trump et l'influent vice-prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane se sont engagés à "un partenariat stratégique solide, large et durable basé sur un intérêt et un engagement communs pour la stabilité et la prospérité du Moyen-Orient", a indiqué la Maison blanche.

Le communiqué du conseiller du prince saoudien qualifie même le président américain de "vrai ami des musulmans qui servirait le monde musulman d'une manière insoupçonnée" en notant que Donald Trump diffère dans la réalité de la personne dépeinte par les médias.

Alors que l'Arabie Saoudite, premier exportateur mondial, fournit le gros de l'effort de l'Opep, son ministre de l'Energie, Khaled al-Faleh, s'est montré ferme, soulignaient les analystes.

Les relations entre l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, alliés depuis plus de sept décennies, se sont détériorées sous l'administration Obama, en particulier sur le dossier syrien pour lequel Washington a refusé une intervention militaire d'envergure.

Les convergences de vues se seraient étendues à des sujets plus inattendus, selon les proches de Mohamad Bin Salman. En effet, l'ancienne administration de Barack Obama s'est rapproché de son rival chiite, l'Iran, suscitant de vives contestations de la part de la monarchie. Au cours de leurs discussions, les deux hommes ont convenu que l'Iran constituait une véritable menace pour la sécurité de la région. Mais il est trop tôt, selon lui, pour savoir "s'il y aura des suites pratiques" pour contenir l'Iran et améliorer la lutte antiterroriste.

Devenu l'homme fort du royaume, il accumule les portefeuilles: ministre de la Défense, deuxième vice-Premier ministre, conseiller spécial du souverain.

Les Saoudiens se sont singularisés en affichant leur optimisme vis-à-vis de la présidence Trump. Les deux dirigeants ont souligné "leur détermination à renforcer la coopération" économique et énergétique, a indiqué la Maison blanche. Ils impliqueraient des investissements saoudiens de 200 milliards de dollars aux Etats-Unis pendant les quatre prochaines années. Les relations sont, selon M. Ansari, en passe de connaître "une remise à niveau" d'autant que Ryad n'a pas critiqué le décret migratoire de M. Trump, dont la deuxième version a été bloquée mercredi par un juge.