Aéroport d'Orly. Un homme abattu après avoir dérobé l'arme d'un militaire

20 Mars, 2017, 03:33 | Auteur: Remi Laffitte
  • Le raid arrive à l'aéroport d'Orly le 18 mars 2017

Une enquête pour tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique, tentative d'assassinat, vol avec armes, association de malfaiteurs criminels en relation avec une entreprise terroriste a été ouverte.

L'homme est impliqué dans quatre attaques.

Une heure et demie avant l'attaque à Orly, il avait tiré sur des policiers avec un pistolet à grenaille lors d'un contrôle routier au nord de Paris, puis avait volé un autre véhicule avant de se rendre à l'aéroport.

Arrivé aux alentours de 8h dans le hall A de l'aéroport d'Orly Sud, l'homme a d'abord jeté au sol un sac contenant un bidon d'hydrocarbure, a précisé le procureur de la République, confirmant une information du Parisien. Il avait dérobé une arme à un militaire de l'opération Sentinelle. Il est ainsi revenu sur la déclaration choc de l'assaillant abattu plusieurs dizaines de secondes après son attaque: "Je suis là pour mourir par Allah. De toute façon, il va y avoir des morts". François Molins indique qu'il a alors remis le revolver sur la tempe de la militaire qui se débattait avant de tomber à genoux.

" Il est toujours plus facile de désigner implicitement le voisin, plutôt que de se poser les vraies questions internes, certes plus délicates en période électorale", estime la FTH, qui demande " pourquoi y mêler la Tunisie? Il se baissait et se relevait, et a fini par être touché par un tir létal, à 8h25.

Il est alors 8h25 et la scène a duré "un peu plus de deux minutes", selon François Molins. Outre son arme de poing, l'assaillant portait par ailleurs sur lui "une somme de 750 euros ainsi qu'un Coran, un briquet et un paquet de cigarettes". Le père et le frère de l'assaillant, qui s'étaient présentés spontanément à la police après, selon leurs déclarations, avoir reçu un appel de ce dernier les informant qu'il venait de "faire une bêtise", ont été placés en garde à vue, ainsi qu'un cousin qui a passé un moment avec lui au bar, la nuit de vendredi à samedi. De la cocaïne, une machette et des devises étrangères ont été retrouvées lors de la perquisition menée chez lui. Repéré comme radicalisé depuis 2011, il avait fait l'objet après les attentats de Paris d'une perquisition administrative, qui n'avait rien donné.

Ziyed Ben Belgacem était fiché pour une affaire de vol à main armée, son casier judiciaire comporte "neuf mentions" pour des faits de droit commun, et il faisait l'objet d'une interdiction de quitter le territoire.

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