Hamon et Mélenchon boostent leur campagne avant le premier débat — Présidentielle

20 Mars, 2017, 16:57 | Auteur: Gregory Millet
  • Bercy Hamon doit faire mieux que Mélenchon

Gagnant la tribune sous les acclamations, le candidat socialiste sait qu'il doit absolument remporter ce combat face à lui-même et terrasser les doutes qui assaillent son propre camp, à trente-cinq jours du premier tour de la présidentielle.

Le candidat qui veut "faire battre le coeur de la France" a indéniablement réussi dimanche à faire vibrer celui de Bercy en retrouvant des accents proches du mémorable discours du Bourget du candidat Hollande en 2012.

Dans un premier temps, Emmanuel Macron a "regretté" être "devenu la cible principale" de Benoît Hamon.

"Dans ce contexte où notre pays peut basculer vers l'extrême droite, les progressistes et les républicains ont un immense devoir: assumer leurs convictions et défendre cette position centrale, équilibrée, responsable, civique, la seule capable de rassembler les Français", préconise Manuel Valls."Dans un monde incertain, instable, où la menace terroriste est prégnante, il faudra tenir le pays, se dépasser, oublier les vieux clivages", conclut l'ancien chef du gouvernement. "Vous êtes chômeurs? créez votre entreprise!" Vous n'avez qu'un T-shirt? "Allez vous acheter un costume, diable!", a-t-il lancé sous les applaudissements, en allusion à plusieurs propos controversés de M. Macron.

Quid de Jean-Yves Le Drian? " Pour enclencher cette reconquête, le député des Yvelines a tenu pendant une heure et demie - et avec prompteur - un discours présidentiel, adressé à la France et à la République, dans lequel il s'est livré plus intimement que d'habitude, alors que sa compagne, exceptionnellement, était présente, bien que discrète, dans la salle". La seconde, sa déclaration de patrimoine, contestée par l'association Anticor, qui a saisi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Comme Yannick Jadot, l'ex-candidat écologiste rallié, elles avaient auparavant chauffé un Paris-Bercy plein à craquer et singulièrement juvénile avec la mobilisation massive du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) parmi les quelque 20 000 soutiens revendiqués. "Je pourrais tout à fait travailler avec Jean-Yves Le Drian", a affirmé le candidat, saluant notamment le travail du ministre en Bretagne, dont il a été président du Conseil régional.

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