Mélenchon marche pour la VIe République... et pour relancer sa campagne

20 Mars, 2017, 23:21 | Auteur: Stephane Girardot
  • Les deux candidats de la gauche mobilisent leurs troupes ce week-end avant le premier débat de la présidentielle lundi

Jean-Luc Mélenchon place de la République le 18 mars 2017.

Jean-Luc Mélenchon a réuni samedi des dizaines de milliers de personnes à Paris et réussi son pari d'une démonstration de force pour défendre la VIe République en appelant à "l'insurrection citoyenne" par le bulletin de vote. Résultat: selon cet outil, il est à peine possible de faire rentrer 123 000 personnes dans une zone débordant nettement des limites de la place de la République, avec une densité de 4 personnes par m² (ce qui signifie une foule compacte).

La campagne présidentielle "a été gelée pendant des semaines par les affaires Fillon, ça donne raison à notre volonté d'une VIe République pour que tous ces gens qui mélangent les questions financières, les questions privées et les questions politiques ne dominent plus la vie politique française", explique le coordinateur politique du Parti de gauche, Eric Coquerel, quelques heures avant que le cortège s'ébranle de la place de la Bastille vers celle de la République, où auront lieu les prises de parole. "Cette histoire de négociations avec Hamon nous a fait perdre du temps, et les casseroles de Fillon nous empêchent de parler programme ", s'exclame Delphine, retraitée de la fonction publique.

Alors que leur candidat est crédité de 11% dans une enquête OpinionWay pour Les Echos et Radio classique paru vendredi, ses partisans en sont convaincus: "Jean-Luc Mélenchon est sous-estimé par les sondages". Et ne leur parlez pas de Benoît Hamon: " On sera devant lui, c'est sûr, il n'arrête pas de baisser", assène une autre militante, retrouvant d'un coup foi dans les sondeurs. Le PCF se félicite d'avoir contribué de manière décisive avec 805 parrainages d'élus communistes et républicains sur un total de 416 parrainages au dépôt de la candidature de Jean Luc Mélenchon.

"En 2017, les " insoumis " veulent croire que ce rassemblement créera une dynamique, sans que le soufflé ne retombe".

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