Orly. Une attaque " au nom d'Allah "

20 Mars, 2017, 02:11 | Auteur: Remi Laffitte
  • Aéroport d'Orly un homme abattu après avoir dérobé l'arme d'un militaire

Il raconte au micro d'Europe 1 dimanche l'échange qu'il a eu avec son fils après qu'il ait attaqué trois policiers à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) avant de se rendre à Orly. François Molins a évoqué "une sorte de fuite en avant avec un processus de plus en plus destructeur qui va visiblement crescendo (.) avec des intentions qui sont criminelles de façon très objective". Ziyed Ben Belgacem avait jeté au sol un sac contenant un bidon d'hydrocarbures juste avant l'attaque. "Je suis là pour mourir par Allah, de toutes façons, il va y avoir des morts".

Vers 08h30 dans l'aéroport d'Orly-Sud "un homme a dérobé une arme à un militaire de Sentinelle puis s'est réfugié dans un commerce de l'aéroport à proximité avant d'être abattu par les forces de sécurité", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet. Pénétrant dans le bar en proférant des menaces, il a mis en joue les clients, avant de tirer plusieurs coups avec son arme à grenaille sans faire de blessés.

Les enquêteurs analysent également son téléphone et les éléments recueillis lors d'une perquisition à son domicile.

Après avoir roulé sur environ 5 kilomètres, l'assaillant a volé une voiture, avant de se diriger vers l'aéroport d'Orly, où il arrive seul, comme en témoignent les vidéos des caméras de surveillance.

La nuit précédant l'attaque Ziyed Ben Belgacem avait passé la soirée dans un bar italo-cubain de Vitry-sur-Seine, le Dolce et Pingaso.

Pour l'heure, rien n'explique le passage à l'acte de ce Français d'origine tunisienne au casier judiciaire chargé qui a suivi une folle équipée entamée samedi tôt au nord de Paris pour s'achever à l'aéroport d'Orly, au sud de la capitale, moins de deux heures plus tard.

Trois personnes de son entourage sont en garde à vue: son père, son frère et un cousin âgé de 35 ans qui se sont tous trois présentés spontanément à la police.

L'homme est "connu des services de police et de renseignement", a aussi indiqué le ministre depuis Orly. Le choix de la cible, des militaires de l'opération Sentinelle, "correspond aux mots d'ordre diffusés par les organisations terroristes jihadistes", a cependant relevé le procureur Molins.

Une enquête a été ouverte, notamment pour tentative d'homicide et tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

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