Paris/Orly: l'assaillant était sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants (source judiciaire)

20 Mars, 2017, 02:16 | Auteur: Stephane Girardot
  • Paris  Orly l'assaillant était sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants

Il a ensuite pris la fuite en dérobant un véhicule, avant de se rendre une heure et demie plus tard à l'aéroport d'Orly. Il repart, parcourt cinq kilomètres, abandonne sa Clio pour s'emparer de la Citroën C4 d'une automobiliste sous la menace.

Le procureur de la République a expliqué qu'il a menacé, un revolver à la main, des militaires de l'opération Sentinelle, avant de tenter de dérober l'arme de l'une d'entre elle, tout en criant: "Posez vos armes, mains sur la tête". Il avait lancé aux militaires au moment de l'agression: "Je suis là pour mourir par Allah".

Il lutte ensuite avec la militaire, dont il s'empare du Famas, avant de le perdre, puis de le récupérer. Les deux autres militaires tirent, le troisième coup lui est fatal.

L'individu arrive à l'aéroport "armé", avec "un bidon, des hydrocarbures et un briquet". Selon les premiers éléments, il est né le 14 février 1978 et a des attaches dans le Val-d'Oise. "Il y a des policiers, des secours, des militaires partout qui courent dans tous les sens", a ajouté le même témoin. Il n'était pas fiché S mais était soupçonné de s'être radicalisé lors d'un passage en prison. Il a été incarcéré de mars à novembre 2016.

Son casier judiciaire comporte "neuf mentions" pour des faits de droit commun, dont des vols à main armée et du trafic de stupéfiants.

Le père et le frère de Ziyed Ben Belgacem s'étaient présentés d'eux-mêmes au commissariat samedi en fin de matinée. Ce dernier avait rencontré Ziyed Ben Belgacem durant la nuit qui a précédé les faits.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, confiée notamment à la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), mais les autorités se refusent pour le moment à parler de "terrorisme".

Une nouvelle perquisition a été effectuée samedi, après son équipée de Garges-lès-Gonesse à Orly, à son domicile, où ont été découverts quelques grammes de cocaïne, une machette et des devises étrangères.

François Hollande a "salué" le "courage et l'efficacité" des policiers et militaires intervenus samedi matin. "La vigilance sera maintenue à son plus haut niveau et une fois encore l'opération Sentinelle a fait la démonstration de son utilité en complément des forces de police et de gendarmerie", a aussi souligné l'Elysée dans un communiqué.

Plusieurs candidtas à l'élection présidentielle ont aussi réagi sur Twitter, à l'image d'Emmanuel Macron, François Fillon ou encore Marine Le Pen.

Les faits sont survenus vers 8h30 dans le hall 1 du terminal sud.

Après plusieurs heures d'interruption totale des vols samedi, le trafic aérien était pratiquement revenu à la normale dimanche matin à Orly, selon une porte-parole d'Aéroports de Paris. Des cellules de crise ont été mises en place pour accueillir les voyageurs à Orly comme à Roissy-Charles-de-Gaulle, où 28 vols à destination d'Orly ont été déroutés samedi matin, selon une source préfectorale.

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