Présidentielle: Hamon dénonce le "parti de l'argent" qui a "trop de candidats"

20 Mars, 2017, 00:34 | Auteur: Stephane Girardot
  • Benoît Hamon lors de la présentation de son programme le 16 mars 2017 à Paris

Le candidat socialiste Benoît Hamon a dénoncé ce dimanche le "parti de l'argent" qui a "trop de candidats" dans cette campagne présidentielle, en visant Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen, lors de son grand meeting à Bercy à Paris. Le candidat de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, a réuni samedi des dizaines de milliers de personnes dans la capitale.

Toutes ces tentations "ressuscitent un vieux bonapartisme, le culte du chef et du chefaillon", a prévenu Christiane Taubira en défendant le "projet structuré, logique, rationnel, responsable, avec la part qu'il faut d'intuition et de savoir" de Benoît Hamon. Une allusion à la célèbre tirade de François Hollande, lors de son discours du Bourget en 2012, contre la finance, un "ennemi" qui n'a ni "nom", ni "visage".

" Tout commence aujourd'hui, tout commence avec vous, tout commence par vous ", a clamé le candidat socialiste à la tribune, avant d'entamer son discours. L'ancien directeur de cabinet d'Harlem Désir Mehdi Ouraoui et l'essayiste Raphaël Glucksmann ont notamment contribué à l'écriture de ce texte, tandis que Jean-Marc Germain, codirecteur de campagne de Benoît Hamon, a coordonné le travail. Lui et ses soutiens jouent gros avec ce meeting. Lundi, Benoît Hamon avait espéré que ce soit "un grand moment de rassemblement dans une séquence où commencent à se cristalliser les opinions".

Benoît Hamon s'est montré particulièrement offensif face à ses détracteurs alors que le matin-même, son ancien rival de la primaire Manuel Valls a fait paraître une tribune au vitriol dans laquelle il éreinte le programme de Benoît Hamon, empreint selon lui d'un "cynisme ambiant où l'on promet tout et son contraire, où l'on signe des chèques en bois".

Manuel Valls s'est attiré une réplique acerbe de Cécile Duflot sur Twitter: "Lorsque l'on perd une primaire, on soutient le vainqueur ou on se tait", a réagi l'ex-ministre écologiste, elle-même battue à la primaire d'EELV par Yannick Jadot à l'automne dernier. "Encore moins ces accusations", a-t-elle fait valoir. "Allez vous acheter un costume, diable!", a-t-il lancé sous les applaudissements, en allusion à plusieurs propos controversés d'Emmanuel Macron.

Dans un premier temps, Emmanuel Macron a "regretté" être "devenu la cible principale" de Benoît Hamon.

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