Présidentielle : les clefs d'un débat hors norme

20 Mars, 2017, 23:55 | Auteur: Edgar Lajoie
  • MACRON TOUJOURS EN TÊTE DANS UN SONDAGE ODOXA

Toutefois, à cinq semaines du premier dimanche de scrutin (23 avril), tout pronostic peut encore être déjoué car notre sondage " Pop 2017 " BVA-Salersforce pour Paris-Normandie est, avant tout, l'image d'une situation à un instant T. Le candidat de la gauche se retrouve donc à égalité avec Jean-Luc Mélenchon à 12% des intentions de vote. Benoît Hamon perd là aussi trois points à 46%. Soit deux jours avant le grand meeting du candidat socialiste. Ce dispositif inédit les met "dans l'obligation de se regarder, ils peuvent difficilement s'éviter du regard ou alors ça va se voir", explique Tristan Carné, le réalisateur du débat, qui a imaginé cette nouvelle disposition des adversaires sur le plateau du débat. Les électeurs de Benoît Hamon sont les moins sûrs de leur choix (44%) devant ceux d'Emmanuel Macron (54% sûrs de leur choix), de Jean-Luc Mélenchon (58%), de François Fillon (70%) et de Marine Le Pen (80%).

"L'idée est de se situer au-dessus de la mêlée", confie un conseiller du leader d'En Marche comme pour se convaincre que son candidat n'est pas celui qui a le plus à perdre de ce premier débat cathodique.

Les six autres "petits" candidats officiels, crédités de très peu d'intentions de vote, seront en revanche privés d'agora, la chaîne TF1 ayant souhaité un débat resserré pour plus de "lisibilité". Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est crédité de 3 % (en hausse d'un point), Nathalie Arthaud et François Asselineau de 1 %. Il gagne cette fois un point à 3% des intentions de vote.

À gauche, alors que plusieurs ministres pourraient prochainement rejoindre les rangs d'Emmanuel Macron, c'est le désarroi, fruit de la division. Soit 12 points de plus dans la sûreté du choix. François Fillon, dont la campagne est parasitée par les affaires depuis près de deux mois, reste nettement décroché, même s'il est stable sur deux semaines, à 19%.

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