57 milliards de dollars de la Banque mondiale pour l'Afrique subsaharienne — Financement

21 Mars, 2017, 13:25 | Auteur: Ludovic Moineau
  • 57 milliards de dollars de la Banque mondiale pour l'Afrique

57 milliards à mobiliser sur trois ans, c'est une énorme bouffée d'oxygène, une belle cagnotte.

Quelques 8 milliards viendront de financements privés par le biais de la Société financière internationale (IFC), une autre antenne de la BM, et 4 milliards de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), la filiale de la BM dédiée aux pays à revenu intermédiaire, a précisé le président de l'institution financière internationale, Jim Yong Kim, cité dans un communiqué.

Ce financement proviendra essentiellement de l'Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres, qui débloquera 45 milliards de dollars.

Ce plan fait suite à l'apport en décembre dernier de 75 milliards de dollars à l'IDA, suivant une approche novatrice mêlant fonds de la Banque mondiale, dons étatiques et ressources collectées sur les marchés financiers, fait-on valoir à la Banque mondiale. C'est pourquoi, l'aide à ce continent africain est devenue une urgence pour les puissances mondiales qui se sont retrouvé (17-18 mars) à Baden Baden, petite ville allemande proche de la frontière française, pour une réunion des ministres des Finances du G20 et de leurs banquiers centraux. Ce financement sera disponible tout au long de la période couverte par l'IDA18, c'est-à-dire du 1er juillet 2017 au 30 juin 2020. "Avec ces engagements, nous allons pouvoir travailler avec nos clients pour significativement développer les programmes en faveur de l'éducation, des services de santé de base, de la propreté de l'eau et de son traitement, de l'agriculture, du climat des affaires, des infrastructures et des réformes institutionnelles", a, en effet, indiqué le Directeur de la Banque mondiale dans son communiqué. "Nous allons également pouvoir aider davantage les pays à augmenter leur productivité agricole, à améliorer le climat des affaires et les infrastructures, ainsi qu'à lancer des réformes institutionnelles ". Est aussi prévu un " guichet de 2,5 milliards de dollars de l'IFC pour doper les investissements privés dans les régions risquées ".

Ces financements permettront d'accroitre les investissements et atténuer les risques auxquels est confronté le secteur privé, afin d'accélérer la croissance et le développement du continent.

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