Au moins huit fosses communes découvertes au Kasaï — RDC

21 Mars, 2017, 12:53 | Auteur: Edgar Lajoie
  • RDC- Vidéo de massacre dans le Kasaï: sept soldats arrêtés dont l'auteur de l'enregistrement

RFI et l'agence de presse Reuters ont documenté l'existence d'au moins huit fosses communes autour de Tshimbulu, une ville située à environ 160 km au sud de Kananga, chef-lieu du Kasaï central. Affleurant la terre rouge parfois fraîchement retournée, des os, des crânes et des bandes de tissu rouge. Les violences y ont fait au moins 400 morts depuis septembre.

L'armée de la République démocratique du Congo mène des opérations contre la milice tribale Kamuina Nsapu et les affrontements entre l'armée et ces insurgés ont fait des centaines de morts et déplacé des centaines de milliers d'habitants depuis août dernier.

Le document fait remarquer que la mission onusienne est préoccupée par les attaques des miliciens de Kamwina Nsapu contre les institutions et symboles étatiques, mais également par l'utilisation disproportionnée de la force par les forces de défense et de sécurité, notamment en ciblant des civils, dont des femmes et des enfants.

Accusées de violences contre des civils, les autorités congolaises ont annoncé, samedi, avoir inculpé sept soldats en lien avec une vidéo diffusée en février, qui montrerait des militaires massacrant des villageois.

"Je réclame l'arrêt immédiat des violences à Kananga et dans la région de Kasaï, et dénonce le recours disproportionné à la force", a déclaré le chef de la Monusco, Maman Sidikou, dans un communiqué.

Le gouvernement avait qualifié la vidéo de "montage grossier", avant de décider de mener des enquêtes "par précaution" face aux allégations persistantes de violations graves des droits de l'Homme attribuées à des éléments des Forces armées de la RD Congo (FARDC) dans le village de Mwanza Lomba (Kasaï central).

"En rapport avec cette vidéo, nous avons mis la main sur sept suspects, tous éléments des FARDC, qui sont actuellement en détention", parmi eux des officiers et des sous-officiers, a déclaré lors d'une conférence de presse le général-major Joseph Ponde, auditeur général des FARDC.

Dans la même province, deux experts onusiens et leurs quatre accompagnateurs congolais ont été enlevés le 11 mars, et, depuis, sont portés disparus.

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