Ben Belgacem avait bu et s'était drogué — Attaque d'Orly

21 Mars, 2017, 01:55 | Auteur: Remi Laffitte
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"Les analyses toxicologiques réalisées, hier, ont mis en évidence une alcoolémie de 0,93 gramme par litre de sang et la présence de cannabis et de cocaïne", a détaillé une source judiciaire.

Les enquêteurs fouillent le domicile de Ziyed Ben Belgacem à Garges-les-Gonesse, samedi 18 mars.

Aucune complicité éventuelle n'a été établie à ce stade des investigations. Pour le parquet, qui a ouvert une enquête, notamment pour tentative d'homicide et d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, l'agression d'Orly est le terme d'un "parcours violent et destructeur " entamé à 6 h 55, à Garges-lès-Gonesse, dans la banlieue nord de Paris.

TERRORISME L'autopsie de Ziyed Ben Belgacem a été effectuée ce dimanche. Son casier judiciaire fait état de "neuf mentions" pour des faits d'outrage, de recel et trafic de stupéfiants. Il faisait depuis l'objet d'une interdiction de quitter le territoire.

Ziyed Ben Belgacem désarme alors la militaire et se réfugie dans une boutique. "Quand je l'avais suivi, j'avais vraiment le sentiment qu'il souhaitait avancer, tourner la page sur son passé, se réinsérer, mener une vie tranquille" a continué l'avocate. Le domicile des parents a été perquisitionné et aucun élément intéressant n'a été retrouvé, d'après une source proche de l'enquête. Dans un témoignage recueilli par Europe 1, il affirme que son fils " n'était pas un terroriste ".

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"Jamais il n'a fait la prière et il boit..."

..." "Mais sous l'effet de l'alcool et du cannabis, voilà où on en arrive ".

Dans la matinée, le père de l'agresseur a exprimé son incompréhension, incriminant ses "fréquentations" et "la drogue". Arrêté à un contrôle routier, Ziyed Ben Belgacem avait tiré au revolver à grenaille sur des policiers, en blessant légèrement un à la tête, avant de prendre la fuite.

Il roule ensuite jusqu'à un bar de Vitry-sur-Seine, plus au sud, où il a ses habitudes, met en joue des clients, tire sans faire de blessés et abandonne son téléphone sur place.

Lorsqu'au bout de la nuit, après une nouvelle bévue au volant - commise en liberté conditionnelle et conclue par une nouvelle agression avec une arme à feu, cette fois-ci contre la police - le choix d'un homme semble soudain se résumer entre rester à ses propres yeux pire qu'un voyou, un "paumé pitoyable" en prison, ou... partir en ayant au moins fait peur à la société, quitte à se revendiquer jihadiste à la dernière minute...

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