Election présidentielle : ce qu'il faut retenir du "Grand débat"

21 Mars, 2017, 06:18 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Présidentielle 2017: la course aux parrainages se termine vendredi

Et la principale inconnue réside dans la façon dont François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon vont interagir sur un plateau délibérément conçu pour faciliter les échanges et les affrontements. Le candidat socialiste, Benoît Hamon, arrive en dernière position à 11%, selon un sondage Elabe pour BFM TV. Trois thématiques seront abordées: les questions de société d'abord, puis l'économie et pour finir, l'international.

Ce lundi 20 mars, TF1 propose près d'un mois avant le premier tour (23 avril) une soirée politique exceptionnelle. Si personne ne s'est imposé, ni effondré non plus, certains ont tout de même eu l'occasion de marquer des points.

Face à quatre adversaires déjà rompus aux débats télévisés, la prestation du candidat d'En Marche!, dont la participation a été longtemps incertaine, est attendue.

Les cinq principaux candidats à la présidence française ont croisé le fer pour la première fois, lundi, et la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen a dû essuyer de nombreuses attaques de la part de ses opposants.

Une remarque qui a fait bondir le candidat d'En marche! qui a directement réagi: "Madame Le Pen, vous serez gentille, je ne vous fais pas parler".

Davantage irrité encore lorsque Marine Le Pen a réitéré ces mêmes soupçons, il l'a accusée de "diffamation", haussant fortement le ton. A l'occasion de cet échange au cours duquel la tension était palpable, la candidate du Front national a alors ironiquement souhaité que la justice soit dans ce cas "aussi rapide que pour François Fillon". Alors que Marine Le Pen lui reprochait d'être favorable au burkini, il l'a sèchement reprise en lui répondant qu'il n'avait "pas besoin d'un ventriloque". Quand Hamon a demandé des "engagements clairs", insistant sur la "clarté avec laquelle nous montrerons que nous n'avons pas de dons de personnes qui appartiennent à des grands groupes et qui pourraient demain nous ligoter", Emmanuel Macron s'est senti naturellement visé.

Les candidats avaient été invités à réagir à la proposition du candidat de la droite François Fillon d'abaisser la majorité pénale à 16 ans, une mesure dénoncée par MM.

"La campagne de 2017 est insaisissable, scandée par le rythme des +affaires+ réelles ou supposées et incapable, pour l'instant, d'accoucher d'un enjeu fort autour duquel (.) les choix se cristallisent", écrit dans les colonnes du quotidien Le Monde Pascal Perrineau, professeur à Sciences Po. Celui qui avait fait de la probité en politique un thème-phare des premières semaines de sa campagne a dénoncé 'un assassinat politique' à son encontre. Son ambition est de relancer sa campagne et d'incarner la gauche face à Benoît Hamon. "Je suis libre, le financement est transparent". "C'est bien qu'il y ait un débat à l'intérieur du PS", a commenté Jean-Luc Mélenchon, déclenchant les rires de la salle.

Benoît Hamon renchérit: "Encore faudrait-il ne pas prendre l'école en otage au profit d'un débat nauséabond comme vient de le faire Marine Le Pen sur l'apprentissage des langues". Dans le camp Fillon, distancé par Emmanuel Macron et Marine Le Pen au vu des sondages, on assurait qu'"il n'y a personne à abattre", tout en préparant des listes de critiques.

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