L'assaillant d'Orly a dit être "là pour mourir par Allah"

21 Mars, 2017, 03:42 | Auteur: Remi Laffitte
  • Des voyageurs sont évacués de l'aéroport d'Orly samedi

Si l'on en croit les paroles qu'il tient aux militaires, tout laisse à penser qu'il cherche à s'emparer du Famas pour qu'il y ait des morts et pour tirer sur des gens. Selon François Molins, la troisième balle est létale. L'individu avait été décrit par le procureur de la République de Paris, François Molins lors d'une conférence samedi 18 mars, comme un "homme déterminé", un "individu extrêmement violent" et prêt à aller "jusqu'au bout".

L'assaillant "tenait en otage une militaire, il la tenait par le cou, et il menaçait les deux autres militaires avec le fusil de la femme": Dominique a assisté à l'attaque à l'aéroport d'Orly-Sud samedi matin, au cours de laquelle un homme a été abattu par les forces de sécurité. La militaire ayant été "mise à terre" par l'assaillant, ses deux collègues ouvrent "le feu pour la protéger" et "protéger tout le public", a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Jamais il fait la prière: il boit.

Le suspect a ensuite pris la fuite à bord de son véhicule, pour plus tard abandonner ce dernier à Vitry, au sud de Paris, toujours selon l'information rapportée par la police française. "Et on ne sait jamais ce qu'il peut arriver quand on est sous influence d'alcool ou de cannabis.". Ça fait un choc, mais qu'est-ce que vous voulez? C'est la fréquentation et la drogue. En chemin, il appelle son père et son frère et leur confie avoir " fait des bêtises ". Résidant à Garges-lès-Gonesse, il était bien connu de la justice, avec un casier judiciaire bien rempli, pour des faits de droits communs, notamment des vols à main armée et du trafic de stupéfiants.

Trois personnes de son entourage sont en garde à vue: son père, son frère et un cousin âgé de 35 ans qui se sont tous trois présentés spontanément à la police.

L'auteur de l'attaque avait par ailleurs été repéré comme radicalisé lors d'un séjour en prison, en 2011-2012, et avait fait l'objet d'une perquisition administrative après les attentats de novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Fiché S, il avait vu son domicile perquisitionné dans le cadre de l'état d'urgence. "Je lui ai dis non, moi je ne donne pas mon pardon parce que tu as touché à un gendarme", a relaté le père de l'assaillant.

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