Présidentielle 2017 : le premier grand débat a rassemblé 9,8 millions de téléspectateurs

21 Mars, 2017, 11:19 | Auteur: Gregory Millet
  • LE PEN TOUJOURS DEVANT MACRON AU PREMIER TOUR

La date n'avait rien d'officielle mais la campagne présidentielle a belle et bien été lancée lundi soir avec le premier débat télévisé.

Marine Le Pen veut bannir tous les symboles religieux - dont le voile islamique et la kippa juive - de l'espace public. "Vous le frappez? Ce n'est pas sérieux". Cela posera un problème si Emmanuel Macron est qualifié pour le second tour parce que ces deux-là devront, à un moment donné, se retrouver. Il a affirmé que la majorité des demandeurs d'asile sont des migrants économiques.

"Je ne pense pas que ces débats changent tout", a-t-il dit au JDD, "ils permettent de cristalliser des choses qui sont déjà là". On a eu, par chacun des candidats, un exposé, généralement assez clair, assez pédagogique des principales idées sur les sujets proposés.

L'ancien ministre est suivi de Jean-Luc Mélenchon (21%), Benoît Hamon (19%), François Fillon (12%) et Marine Le Pen (12% également). François Fillon, candidat de la droite traditionnelle actuellement en troisième position au premier tour selon les sondages, va-t-il choisir surtout de s'en prendre à Marine Le Pen, qui lui dispute une partie de l'électorat ultra-conservateur? "Entre la révolution des extrêmes ou la conduite par d'autres moyens de la politique de François Hollande, je suis le seul à vous proposer un vrai changement pour le redressement de notre pays", a-t-il déclaré, avant de concéder des "erreurs" et des "défauts". Etant donné son handicap de départ: les soupçons qui pèsent sur son honnête après sa mise en examen dans l'affaire des emplois fictifs de son épouse et de ses enfants.

Benoît Hamon a lui aussi attaqué François Fillon, en lui disant qu'il était plus " fort " en soustraction de fonctionnaires qu'en addition " avec son propre argent.

Visiblement gêné lorsque le candidat socialiste lui a demandé de garantir qu'il n'y avait pas parmi ses donateurs "plusieurs grands cadres de l'industrie pharmaceutiques, pétro-chimiques ou bancaire", Emmanuel Macron a botté en touche: "Je ne demande pas leur carte d'identité, l'identité des donateurs est protégée par la loi".

Il a ensuite accusé la candidate de faire des musulmans français des " ennemis de la République ".

Ce lundi 20 mars TF1 organisait le "Grand Débat" de la présidentielle. Avec elle, "c'est la sortie de l'euro qui ruinerait les petits épargnants", la France se retrouverait "isolée et affaiblie". "Qu'est-ce qu'on applique? La décision du bureau politique de Nikita Khrouchtchev ou bien est-ce qu'on accepte ce qu'a décidé Poutine?", a développé Jean-Luc Mélenchon, tandis que le socialiste lançait tout haut: "C'est extrêmement dangereux". Cette fois, les candidats se regarderont, ce qui favorisera au maximum l'interpellation et le débat. Alors que Marine Le Pen lui reprochait d'être favorable au burkini, il l'a sèchement reprise en lui répondant qu'il n'avait "pas besoin d'un ventriloque". Vantant une nouvelle fois la nature positive de son programme, assurant que "la France doit redevenir une chance". Sa première attaque, après plus d'une heure de débat, il l'a réservée à Emmanuel Macron, sur le financement de sa campagne.

Marine Le Pen a aussi souvent été prise pour cible, notamment quand Benoît Hamon l'a accusée d'être "droguée aux pages faits divers" ou quand Jean-Luc Mélenchon l'a accusée d'"agiter des fantasmes à tout propos".

Pour qui voteriez-vous si vous étiez français?

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