Présidentielle 2017 : premier grand débat ce soir, avec 5 candidats sur 11

21 Mars, 2017, 09:58 | Auteur: Stephane Girardot
  • LE PEN TOUJOURS DEVANT MACRON AU PREMIER TOUR

Le débat a mis en évidence trois candidats principaux. François Fillon, candidat de la droite traditionnelle actuellement en troisième position au premier tour selon les sondages, va-t-il choisir surtout de s'en prendre à Marine Le Pen, qui lui dispute une partie de l'électorat ultra-conservateur? "L'identité est protégée par la loi", a répliqué Macron.

La suite du classement diffère cependant, avec Marine Le Pen et François Fillon ex æquo, sur la deuxième marche (19%), devant Jean-Luc Mélenchon (15%). En retrait au début de l'émission, il a pris une place centrale dans le débat quand Marine Le Pen lui offert sur un plateau, cherchant à instaurer, d'ores et déjà, un duel de second tour.

François Fillon, dont la candidature à la présidentielle est fragilisée par une affaire d'emplois présumés fictifs, a suggéré lundi de mettre sur pied une commission chargée de faire des propositions en matière de transparence de la vie publique. Durant la première heure, il a été "mou" puis s'est animé un peu, avant de permettre enfin des passes d'armes, notamment sur la laïcité, l'immigration ou le rôle de la Russie sur la scène internationale.

"Ça n'a aucun sens", dément alors Emmanuel Macron. À la peine dans les sondages, le vainqueur de la primaire PS à ainsi curieusement épargné Jean-Luc Mélenchon (qui, lui, ne lui fait pas de cadeaux) et veillé à donner des gages à la gauche, multipliant les références historiques.

François Fillon, qui s'est "réjoui de voir qu'on se félicite de l'interdiction du voile à l'école", a considéré que "la question fondamentale est celle de l'intégration de la religion musulmane". Benoît Hamon qui s'était concentré sur son meeting, hier à Bercy, a la journée pour affûter ses arguments.

Mais c'est sur les sujets économiques que Marine Le Pen a été le plus durement attaqué.

Emmanuel Macron a dit porter "un projet d'alternance profonde avec de nouveaux visages, de nouveaux usages".

Derrière les trois favoris, Benoît Hamon est crédité de 13% des suffrages, devant Jean-Luc Mélenchon (12%). "Tous ceux qui voulaient le Brexit se sont carapatés et n'ont pas voulu être au pouvoir", a renchéri Emmanuel Macron, partisan d'"une France forte dans une Europe forte" qui a rencontré la chancelière Angela Merkel à Berlin jeudi.

François Fillon a expliqué vouloir être "le président du redressement national". Tous deux reviennent avec leurs invités sur les moments forts des échanges et décryptes ce qui s'y est dit.

"Il y a 32.000 personnes aujourd'hui qui ont donné (...)". Une critique que ce dernier a qualifiée de " diffamation ". Cette campagne présidentielle française promettait d'être passionnante. Un regret qui a également été formulé par Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Sur ces questions, trop rapidement survolées, le débat a essentiellement opposé les candidats de gauche à François Fillon sur le temps de travail et la loi El Khomri, tandis que la plupart des participants ont affirmé leur désaccord avec la proposition de Benoît Hamon de revenu universel présenté par le candidat PS "comme la seule idée neuve de la campagne ".

Deux autres débats sont programmés avant le premier tour, cette fois avec les 11 candidats en lice, l'un sur les chaînes d'information BFMTV et CNews, le 4 avril, l'autre sur France 2, le 20 avril.

Recommande: