Provocation de la presse turque avec un photomontage d'Angela Merkel en Hitler

21 Mars, 2017, 02:51 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan à Istanbul le 12 mars 2017. 

"Nous sommes tolérants mais nous ne sommes pas des imbéciles", a affirmé Gabriel sur les colonnes du journal allemand Passauer Neue Presse de lundi.

"J'ai donc fait savoir très clairement à mon homologue turc (Mevlut Cavusoglu, ndlr) qu'une limite avait été ici franchie" suite aux propos "choquants" de M. Erdogan, a-t-il ajouté.

La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, ont plaidé dimanche soir pour le "libre-échange" et des "marchés libres et ouverts", au moment où l'administration du président américain Donald Trump campe sur des positions protectionnistes."Nous voulons des marchés libres, ouverts, nous voulons évidemment du commerce juste mais nous ne voulons construire aucune barrière", a déclaré Mme Merkel dans un discours à Hanovre (centre de l'Allemagne), à la veille de l'ouverture du Cebit, le plus grand salon high-tech du monde, dont le Japon est cette année le pays invité. La chancelière allemande réagissait à de nouvelles attaques à son encontre proférées par le président turc Erdogan.

L'accord sur les migrants signé par Bruxelles et Ankara en mars 2016 a permis de réduire le flux des migrants en Europe, mais M. Soylu a mis en garde l'Europe contre les tentatives d'"ignorer la Turquie " ou de "jouer " avec elle.

La Turquie a par ailleurs réagi avec véhémence aux propos du patron des services de renseignements extérieurs allemands, Bruno Kahl, ce week-end.

M. Erdogan a jeté de l'huile sur le feu samedi en déclarant s'attendre à ce que le Parlement vote, après le référendum du 16 avril, le retour de la peine capitale, abolie en 2004 dans le cadre de la candidature d'Ankara à l'entrée dans l'UE.

Ce dernier a estimé dans un entretien à l'hebdomadaire Der Spiegel qu'Ankara n'avait pas réussi à "convaincre" de la responsabilité du prédicateur Fethullah Gülen dans le putsch manqué de juillet dernier.

"Si la peine de mort est réintroduite en Turquie, cela entraînera la fin des négociations", a commenté le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans l'édition dominicale du quotidien allemand Bild.

Cet accès de tension a encore écarté la perspective d'une intégration de la Turquie à l'UE, qui a pourtant été un leitmotiv des autorités turques depuis un demi-siècle. La direction turque a annoncé avoir convoqué l'ambassadeur d'Allemagne pour protester.

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