Corée du Nord: des soldats placides sous le regard des touristes chinois

18 Avril, 2017, 02:02 | Auteur: Ludovic Moineau
  • La Corée du Nord rate (encore) un tir de missile

Le vice-président américain Mike Pence, en visite en Corée du Sud, a adressé lundi un avertissement à la Corée du Nord, déclarant que les récentes frappes américaines en Syrie - l'un des rares alliés de la Corée du Nord - et en Afghanistan montraient qu'il ne fallait pas abuser de la patience et de la détermination de Donald Trump.

A plusieurs reprises, le puissant conseiller américain a insisté sur la convergence de vues entre Washington et les dirigeants chinois, vantant la relation entre les présidents Trump et Xi Jinping, qui se sont vus début avril en Floride.

Mais "le missile a presque immédiatement explosé", avait indiqué Dave Benham, porte-parole du commandement américain. Elle a aussi tiré plusieurs missiles de courte et de moyenne portées. "Si cela avait été un essai nucléaire, d'autres actions auraient été entreprises par les Etats-Unis", a-t-il relevé.

Les États-Unis maintiennent quelque 28 500 militaires en Corée du Sud.

Le test s'est déroulé au lendemain du 105e anniversaire du fondateur de la Corée du Nord, Kim Il Sung. De nouveaux missiles balistiques ont été dévoilés pour la première fois lors de cette parade.

Ce test était largement attendu du régime de Pyongyang, alors que la tension est au plus haut avec les États-Unis depuis que le président Trump a affirmé jeudi sa volonté de "traiter" le "problème" nord-coréen.

Le numéro 2 du régime nord-coréen, Choe Ryong-Hae, a promis samedi que son pays était "prêt à répliquer à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire à notre façon". Pékin réclame sans succès que Pyongyang interrompe ses activités nucléaires et balistiques et Washington ses manoeuvres militaires communes avec la Corée du Sud. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait évoqué la Corée du Nord au détour d'un tweet sur sa décision de ne plus accuser la Chine de manipuler sa monnaie.

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