Hollande dénonce "le simplisme" de Mélenchon

18 Avril, 2017, 12:22 | Auteur: Remi Laffitte
  • Le président François Hollande le 13 avril 2017 à Niort

Et les indécis de gauche auront peut-être l'occasion de trancher, avec ces deux meetings à venir, en Loire Atlantique: demain mardi, Jean-Luc Mélenchon, ou plutôt son hologramme, sera au Zénith de Nantes.

Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise à la présidentielle, assure dans Le Parisien du 16 avril se comporter "comme un homme qui s'apprête à gouverner", réfutant être "d'extrême gauche". Au cours de l'interview, Jean-Luc Mélenchon, entouré par un groupe de journalistes, reconnaît qu'il n'est pas d'extrême-gauche.

"On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de responsabilités dans les massacres chimiques".

"Mon rôle c'est dire voilà les risques que l'on peut prendre et voilà aussi l'acquis que je laisse", a-t-il ajouté. "On ne peut pas mettre en cause ce qu'a été la construction européenne, surtout quand on se réclame de François Mitterrand" accuse-t-il.

Hollande a cependant tenu à faire la distinction entre le candidat d'extrême gauche Mélenchon avec la candidate d'extrême droite Marine Le Pen, estimant qu'ils n'étaient pas " la même chose " et alertant des dangers d'une éventuelle accession au pouvoir de la présidente du Front national. Il a alors jugé que le projet d'adhésion à l'Alliance bolivarienne de Jean-Luc Mélenchon relevait du "fantasme", et "de règne du roi Ubu" en référence au personnage de la pièce de théâtre d'Alfred Jarry. "La campagne ne permet pas d'installer le débat sur les programmes, les propositions et donc les politiques qui seraient mises en œuvre (...) On parle de quoi dans cette campagne". On ne peut pas sortir de l'Otan sans que cela ait des conséquences.

Recommande: