Posez une question qui fâche à Benoît Hamon — Présidentielle

18 Avril, 2017, 22:14 | Auteur: Timothe Dupuy
  • Martine Aubry alors première secrétaire du PS Benoît Hamon alors porte-parole du parti et Bertrand Delanoë alors maire de Paris ensemble au Cirque d'Hiver à Paris le 13 mai 2009

Ou une petite vidéo le soir quand il est contraint, comme depuis ce week-end à l'occasion d'un périple de cinq jours dans le grand Ouest, de rester sur les routes de sa campagne: jamais les filles de Benoit Hamon ne quittent leur père... Selon "Le Poids des mots", notre instrument qui analyse le discours des candidats à travers leurs prises de parole publiques depuis le 30 janvier dernier, Benoît Hamon est le premier à évoquer "mes enfants", avec sept occurrences. Leur mission: décrypter les principales promesses électorales proclamées par François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

"Marine Le Pen ne l'emportera probablement pas cette fois, mais la poursuite des politiques libérales ne permet que de s'acheter un délai" pari le candidat socialiste qui est désormais crédité de 7,5 à 8% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle.

Entre une gauche "qui considère que dès qu'on gouverne on trahit", -en référence au leader la France insoumise- et "ceux qui veulent tellement gouverner qu'ils considèrent qu'il faut passer à droite pour continuer" -visant les ralliés à M. Macron-, Benoit Hamon s'est posé en "chemin au milieu: une gauche qui gouverne et transforme". "L'Europe tout entière ne s'alignera pas sur les seuls intérêts de la France". Pas forcément par les idées de Benoît Hamon, mais plus par le fait qu'il ne parvient à... "L'abandon de l'idéal européen serait une défaite politique", assure M. Hamon. "On ne fait pas une campagne juste pour se faire un +shoot+ d'adrénaline et d'applaudissements", a-t-il glissé, en apparente référence à l'écho du grand meeting dimanche à Toulouse de Jean-Luc Mélenchon.

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