Réactions diverses des politiques français sur les frappes américaines en Syrie — France

18 Avril, 2017, 01:14 | Auteur: Ludovic Moineau
  • Frappes américaines en Syrie la Russie dénonce les alliés approuvent

Toute nouvelle stratégie nécessitera le soutien de la Russie et la clé sera peut-être les discussions à Moscou entre M. Tillerson et le président russe Vladimir Poutine.

Dans l'immédiat, cette frappe risque de ruiner les efforts pour arriver à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant Damas pour le crime commis mardi matin à Khan Cheikhoun.

"Le président Poutine considère les frappes américaines contre la Syrie comme une agression contre un Etat souverain en violation des normes du droit international, (se fondant) sur des prétextes inventés", a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Ankara a appelé à l'instauration d'une "zone d'exclusion aérienne et de zones de sécurité en Syrie" pour éviter la répétition de "massacres". Le caractère chimique de l'attaque semblait se préciser, même si les circonstances restent controversées. "De telles mesures vont renforcer le terrorisme en Syrie et vont compliquer la situation en Syrie et dans la région", a déclaré un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par l'agence de presse ISNA. Le président russe, a-t-il ajouté, y voit également une " tentative de détourner l'attention de la communauté internationale des nombreuses victimes parmi la population civile en Irak ".

Pour quelles raisons? Dans quel but?

"Par la parole et par les actes, le président Trump a délivré un message fort et clair: on ne tolérera pas l'usage et la propagation des armes chimiques", dit le communiqué.

Si la Russie monte au créneau, les alliés européens de Washington, eux, applaudissant cette première opération militaire américaine contre le régime de Damas. Le régime syrien et son allié russe ont rejeté en bloc les accusations. Le régime syrien est soutenu dans sa bataille contre les rebelles par le Hezbollah libanais et l'Iran, deux grands ennemis d'Israël.

Le président syrien Bachar al-Assad porte "l'entière responsabilité" des frappes américaines ayant visé une base militaire de son régime en représailles à une attaque chimique présumée, ont estimé vendredi la chancelière allemande et le président français. Depuis, François Hollande ne cesserait de refaire le match.

Vers 03H40 (00H40 GMT), 59 missiles de croisière Tomahawk ont été tirés par deux navires américains en Méditerranée vers la base aérienne d'Al-Chaayrate, située près de la ville de Homs, dans le centre de la Syrie.

- L'opposition accuse le régime de Bachar al-Assad d'avoir perpétré cette attaque, avec des "obus" contenant du "gaz toxique".

Peu avant la réunion, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres "conscient du risque d'escalade" avait appelé à la "retenue"; le chef de l'ONU, la France et le Royaume-Uni plaidant pour leur part en faveur d'une solution "politique" en Syrie. Donald Trump affirme mercredi que les images insoutenables de victimes agonisantes ont eu "un énorme impact" sur lui et que son "attitude vis-à-vis de la Syrie et d'Assad a nettement changé".

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