Réforme des études de médecine : les internes en grève

18 Avril, 2017, 19:59 | Auteur: Timothe Dupuy
  • Réforme des études de médecine les internes appelés à la grève mardi

Mais tout "allongement nécessite que l'on s'assure des capacités de formation", prévient-il.

Le principal syndicat d'internes en médecine appelle à la grève ce mardi pour réclamer notamment l'allongement du temps de formation pour certaines spécialités dans le cadre de la réforme du troisième cycle des études médicales, censée s'appliquer en novembre prochain. Les internes ont le soutien du premier syndicat de médecins libéraux, la CSMF et des présidents des CNU (conseil national d'université) et de collèges de cardiologie, néphrologie et hépato-gastro-entérologie. Les internes, eux, en réclament cinq. "On demande le report d'un an", déclare Sabrina Sidali, représentante des internes de spécialités médicales de l'ancienne Haute-Normandie.

Avec des banderoles et des messages "en grève" ou encore "patients en danger" scotchés sur leurs blouses blanches une petite centaine d'internes se sont retrouvés symboliquement devant l'entrée du CHU François-Mitterrand, rue Paul-Gaffarel à Dijon en fin de matinée ce mardi.

"On veut cette réforme mais on veut des garanties sur la dernière année d'internat", a expliqué Julien Breysse, du syndicat SAIHM (syndicat autonome des internes des hôpitaux de Marseille).

"On est inquiets parce qu'on ne sait pas à quelle sauce on va être mangés", dénonce Adrienne devant le CHU de Bordeaux, "estimant que la seule urgence, c'est celle d'un changement de gouvernement".

Le soucis vient -entre autre- du fait que ce projet maintient 4 années de formation pour plusieurs spécialités comme la cardiologie, la néphrologie et l'hépato-gastro-entérologie quant il en faudrait 5 "pour apprendre les nouvelles techniques" de la médecine moderne selon l'ISNI et son président national Olivier Le Pennetier.

Les internes sont invités à se rassembler mardi à 16H00 devant le ministère de l'Enseignement supérieur à Paris pour contester l'arrêté qui doit être présenté au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser).

La réforme prévoit en effet le passage vers l'autonomie supervisée, un statut spécifique pour le troisième cycle d'études de médecine, qui permettra aux internes de gagner en indépendance. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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