Six choses à savoir sur le groupe ultra Bastia 1905 — Bastia-OL

19 Avril, 2017, 19:05 | Auteur: Gregory Millet
  • Ligue 1 les joueurs de l'Olympique lyonnais ont quitté le stade Furiani

Le bus de l'OL a pu quitter l'enceinte du stade Armand-Cesari de Furiani à la suite de l'intervention des gardes mobiles, qui ont dispersé une centaine de supporters massés devant les grilles à l'aide de gaz lacrymogènes.

"Faut arrêter, faut arrêter hein, ils ont frappé les joueurs", s'affolait dans la foulée l'entraîneur lyonnais Bruno Genesio dans les couloirs du stade. Le coup d'envoi de la rencontre avait déjà été retardé de près d'une heure par une première altercation avec une cinquantaine de supporters lors de l'échauffement des Lyonnais.

Mais après 45 minutes insipides entre 22 joueurs visiblement perturbés par les événements, nouvelle échauffourée.

La Ligue précise que sa commission de discipline va se saisir du dossier dès jeudi prochain, pour sa prochaine séance. Les dirigeants Bastiais devraient porter plainte contre X. Le procureur de la République de Bastia a lui annoncé dès dimanche soir l'ouverture d'une enquête en flagrance pour violences publiques. Le club pourrait également se retrouver rétrogradé d'office dans une division inférieure. Il ne faut pas avoir la grippe quand tu vas venir à Bastia, ni la gastro. Mais ces échauffourées risquent de lui coûter très cher dans l'optique du maintien. Un stadier a notamment été vu en train d'agresser à coups de pied un joueur lyonnais. Le Sporting venait ainsi tout juste de rouvrir sa tribune Est, fermée pour trois journées à la suite des cris racistes proférés contre Mario Balotelli (Nice) fin janvier. Verdict: un point de retrait avec sursis et trois matchs de fermeture pour cette partie du stade. "Nous déplorons que le SC Bastia donne une image horrible de notre football, cela nuit à l'image du football professionnel, qui ne mérite pas cela".

Le secrétaire d'Etat aux sports, Thierry Braillard s'en est pris aux supporters en général. "Arrêtent de se victimiser et se responsabilisent".

"Ce sont des images qui n'ont pas le droit de salir le football".

"A pleurer", selon l'éditorialiste de L'Équipe, le quotidien sportif évoquant "Le dimanche de la honte".

Ces incidents, après l'attentat contre le bus du Borussia Dortmund, mardi, et les attaques aux fumigènes d'avant le match de Lyon, déjà, contre le Besiktas Istanbul jeudi ont suscité l'indignation dans la presse française.

Or ces derniers se sont également imposés dimanche, quoique plus difficilement, sur la pelouse de Nantes (1-0).

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