UEFA : Procédures lancées contre Lyon et Besiktas

19 Avril, 2017, 23:16 | Auteur: Gabriel Abbadie

Lyon a vécu une soirée agitée dans son Parc OL face au Besiktas Istanbul, en quart de finale aller de l'Europa League. Un quart d'heure avant l'heure prévue de la rencontre, des spectateurs du Virage sud avaient pénétrés sur la pelouse, alors désertée par les joueurs, créant la confusion générale. Mais ce sont les jets de projectiles et de fusées des tribunes supérieures occupées par les turcs qui ont obligé le public lyonnais installé dans les gradins inférieurs à se réfugier sur la pelouse du parc alors que le match allait débuter. Deux fans ont été transportés à l'hôpital avec des brûlures.

"J'espère que l'UEFA prendra toutes les dispositions qui s'imposent, a ainsi réclamé Aulas, qui estime que des mesures doivent être prises en vue du match retour. Je ne pense pas qu'on puisse maintenir ce match, ou alors à huis clos ou à l'extérieur". "En tant qu'organisateur de la rencontre, nous sommes responsables, sauf qu'il est manifeste que nous avons été victimes d'agression de supporters turcs".

Le contexte politique avait renforcé les craintes autour de ce match, programmé à trois jours d'un référendum en Turquie sur le renforcement des pouvoirs du président Erdogan. Avant le début du match, des affrontements entre supporters ont contraint le match à être repoussé de 45 minutes. Un point se détache déjà: la présence de plus de 15000 supporteurs turcs parmi les 35000 Lyonnais de l'enceinte. Les CRS sont intervenus à coups de gaz lacrymogènes pour les séparer et cloisonner les deux groupes. Un long cortège de supporters lyonnais, certains cagoulés et lançant des fumigènes, a afflué vers la rampe d'accès du virage nord du stade.

Trop de supporters turcs, un terrain envahi, une enquête ouverte par l'UEFA et des clubs qui se rejettent les responsabilités l'un l'autre. Les deux clubs sont mis en cause par l'instance européenne.

Tout le monde le savait, le match opposant l'Olympique lyonnais au Besiktas promettait d'être électrique.

La préfecture du Rhône avait annoncé "un renfort de six unités de patrouilles mobiles".

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